13 remèdes révolutionnaires anti chômage

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Voici un article d’analyse plus long que les autres.

 Mois après mois, le chômage croît. Les jeunes sont (un peu) moins touchés, à cause des emplois artificiels aidés et sans avenir. Jamais la France n’avait connu un tel taux de sous-emploi depuis au moins trois générations. Les chiffres sont sous estimés et volontairement truqués : 3,3 millions d’inscrits à Pôle Emploi, en réalité 5,5 millions dégagés des statistiques, en sous-emploi ou non-déclarés et au noir. Pourquoi ? Parce que la logique mentale profonde des élus et dirigeants de ce pays est complètement brouillée avec l’économie réelle. Le virus (en réalité marxiste) atteint  toutes les familles politiques. L’ADN du virus est : l’assistance sociale est supérieure au travail et à la responsabilité. Sans comprendre que la richesse dépend du travail, des devoirs et de l’effort et non pas des droits. Comme si l’”argent” était une manne miraculeuse et mystérieuse qui tombait du Ciel en provenance de l’État Providence, nouveau Zeus. 

1. Un avion sans pilote et sans carburant

Non, il ne s’agit pas du vol MH 370 de la Malaysia Airlines, mais de l’économie française avec les socialistes dans le cockpit et notamment l’incompétent et prétentieux Michel Sapin, roi de la création de chômage.  Regardons le tableau de bord afin de diagnostiquer le crash.

Une croissance à moins de 1% (donc en réalité, une récession) ; une consommation stoppée par un choc fiscal de 65 milliards d’euros depuis 2012 ; investissement et innovation des entreprises bloqués par une avalanche de charges et d’impôts. 1.000 faillites de PME par semaine, + 3,7% en janvier et février 2014. Investissements étrangers en recul massif (– 77% en 2013), fuite des capitaux et des fortunes qui investissent ; impôt qui ne rapporte plus parce que trop fort. Désaffection de l’apprentissage à cause des mesures ”sociales” qui dissuadent les entreprises (– 20,6% en janvier 2014). Un chômage qui explose. 27% des diplômés et 80% des élèves des grandes écoles projettent un départ à l’étranger, remplacés par des bataillons d’assistés immigrants non qualifiés. Une dette publique passée de  829 milliards en l’an 2000 (57,6% du PIB) à 1.841 milliards en 2013 (93,5% du PIB), qui passera mécaniquement à 97,3% en 2015. Déficit de 4,3% du PIB (sans compter les déficits des collectivités locales et de rigoureusement tous les budgets sociaux). Prélèvements obligatoires à 45,9 % du PIB ; 57,1% du PIB de dépenses publiques, 7 points au dessus de la moyenne européenne. Marges des entreprises sous les 25% du chiffre d’affaires, presque deux fois moins qu’en Allemagne, ce qui  plombe l’investissement et la compétitivité, donc les embauches de salariés. Progression des dépenses publiques de 2012 à 2013 de 2%, à plus de 1.176 milliards.  Préférence pour les fonctionnaires, les emplois aidés improductifs, les assistés. On peut continuer le bilan pendant des pages.

Le crash va se produire pendant la seconde partie du septennat de Petit bonhomme.

  

De manière convergente et complètement absurde (l’idéologie et le déni de réalité) la gauche de la gauche, les Verts (EELV) et, malheureusement, le Front national (qui court après l’électorat de gauche, ignare en économie) veulent qu’on enterre le ”Pacte de responsabilité”. Cette mesurette, issue d’une petite prise de conscience de Hollande des réalités de la création d’emplois, ne vise qu’à 30 milliards d’exemptions de charges pour les entreprises, une goutte d’eau pour les inciter à recréer des emplois. On donne de l’aspirine à un malade qu’il faudrait opérer. Mais la société française est bloquée, tremblante de peur devant les réformes structurelles, accrochée aux utopies des vieux barbus de 1848 et de 1968. 

Placé, le président du groupe EELV au Sénat, qui n’est ni plus ni moins qu’un dinosaure marxiste comme Mélenchon, a déclaré : « stop au Pacte de responsabilité. En l’état il est invotable. Il ne sera pas voté par la majorité ». L’extrême gauche comme le FN sont contre l’”austérité”, donc pour le creusement des déficits, pour le maintien du fardeau des charges sur les entreprises qui les financent, donc, en dernière analyse pour le chômage. On songe à un médecin qui prescrirait un sevrage au whisky pour un malade alcoolique.  Le fameux «  besoin de justice sociale » est un leitmotiv marxisant particulièrement stupide : car la première des justices sociales, c’est l’emploi et la liberté du travail pour tous et non pas l’assistanat.

Quant aux raisonnements qui expliquent la récession par l’”euro trop fort” qui empêcherait les exportations, ou par Bruxelles qui imposerait l’”austérité” en exigeant l’équilibre des comptes, ils traduisent d’abord une incroyable ignorance des conséquences de l’endettement, bien plus dangereux pour la souveraineté nationale que les respect des règles européennes ; ils traduisent ensuite l’oubli du fait que l’euro surévalué est une cause mineure du chômage français. (1) La France, pays à l’opinion brouillée avec les lois de l’économie et droguée à une vision marxiste du social (y compris à droite) qui, à moyen terme débouche sur le paupérisme, comme tout collectivisme, sera-t-elle obligée, au bord du gouffre,  d’adopter des remèdes de cheval ?  (2)

2.  Les 13 remèdes de cheval.

1) Alléger de 200 à 300 milliards les charges (patronales et salariales) pesant sur les entreprises, pour restaurer leur compétitivité et favoriser investissements, innovation, et donc, embauches à terme. Abolir les erreurs du CICE, où les allègements portent sur les emplois non qualifiés du secteur protégé, sur les emplois aidés artificiels et sur les bas salaires, ce qui n’a aucun effet ; soutenir au contraire les emplois à forte valeur ajoutée de l’industrie, des nouvelles technologies et des industries exportatrices.

2) Diviser par plus de 50% les impôts sur les entreprises, notamment l’IS ; unifier tous les impôts sur les entreprises autour d’une taxe unique à 15 % du chiffre d’affaires. Suppression de tout prélèvement sur les bénéfices.

3) Baisser drastiquement ou supprimer tous les impôts sur le capital et sur l’épargne et ses revenus, des plus élevés aux plus modestes, pour favoriser l’investissement et attirer les capitaux étrangers. Remplacer les droits de succession versés à l’État par un fonds d’épargne rémunérateur uniquement dévolu aux investissements privés et publics dans les nouvelles et hautes technologies.

4) Refondre entièrement l’impôt sur le revenu sur le principe de la flat tax : taux de 10% plafonné sur tous les revenus du travail et des pensions avec donc suppression de la progressivité (pseudo égalitaire et pseudo sociale), élargissement considérable de l’assiette de l’IR, abolition de toutes les niches fiscales, et de l’ ISF ;  taux unique de 5% sur tous les revenus et bénéfices de l’épargne et des placements mobiliers et immobiliers.  Ce qui aura plusieurs effets : a) augmentation du pouvoir d’achat des classes moyennes et relance de la consommation donc des recettes de TVA ; b) retour en France des fortunes expatriées et de leurs investissements ; c) augmentation des recettes fiscales directes par élargissement de l’assiette de recouvrement  ; d) économies massives en terme de coût de prélèvements et de contrôles. (3)

5) Suppression des 35 h obligatoires. Retour aux 39 h payées 35. Rétablissement des heures supplémentaires défiscalisées au delà. Liberté de négociation du temps de travail par entreprise.  Abolition des RTT (réduction du temps de travail). Liberté de choix entre le salaire horaire et le salaire mensuel. Limitation à 4 semaines annuelles de congés payés dans la fonction publique. Suppression des jours de carence pour les congés maladie.

6) Simplification drastique du Code du travail, monument ubuesque d’entrave aux embauches. Suppression de tous les ”seuils” imposés aux entreprises en matière de représentation du personnel (et donc de coûts et de contraintes de répression administrative) qui empêchent les TPE de devenir des PME et ces dernières de se développer ” à l’allemande”.

7) Suppression du Smic et liberté pour les entreprises de négocier tous les contrats de travail, sans aucune entrave. Liberté de flexibilité du temps de travail et des rémunérations en fonction du carnet de commandes. Autorisation de toutes les formes de travail partiel. (4) Instauration de la préférence communautaire européenne à l’emploi pour tous les postes non qualifiés et les permis de travail.

 8) Déréglementation généralisée de l’activité des entreprises, simplification massive des contraintes et autorisations administratives, abolition du ”principe de précaution” inscrit dans la Constitution, entrave majeure à l’innovation ; suppression des privilèges et monopoles des professions protégées ; suppression de toutes les contraintes horaires d’ouverture pour les commerces.  Abolition de la loi Hamon sur la consultation préalable des salariés pour la cession de PME. Un lessivage général doit être accompli afin de libérer la créativité des entrepreneurs, seuls créateurs d’emplois réels. 

9) Mesures d’exonération pour les start-up de nouvelles technologies et les investissements étrangers : suppression des charges et des impôts pendant un an. Méthode londonienne et californienne. Ça marche.

10. Arrêt des aides artificielles aux énergies renouvelables, éoliennes et photovoltaïques, très chères et indirectement anti-écologiques et destructrices d’emplois ; lancement, comme aux USA, d’une exploitation du gaz de schiste ; relance massive du programme nucléaire (5) 

11) Bouleversement et libération du statut de l’apprentissage. Abolition des mesures socialistes de pénalisation de l’apprentissage qui en augmentent le coût pour les entreprises et empêchent les jeunes de se former en les assimilant à des salariés normaux. Autorisation de l’apprentissage dès 16 ans et alignement sur la législation allemande. Des centaines de milliers d’offres d’emplois ne sont pas pourvues, faute de formation par l’apprentissage.

12) Refonte complète de l’assurance-chômage sur le modèle britannique et suppression de Pôle-Emploi, administration inefficace. L’État ne doit pas se substituer à la recherche d’emploi des chômeurs, ni les aider excessivement. Car c’est encourager le maintien dans le chômage, cette préférence française. Seuls doivent être aidés les chômeurs seniors de plus de 50 ans. Suppression de tous les régimes privilégiés, comme celui des intermittents du spectacle.  Le coût excessif de l’assurance-chômage a deux effets pervers, en boucle : elle décourage la recherche d’emploi et elle pèse sur les charges des entreprises qui financent des chômeurs plutôt que de recruter des collaborateurs. 

13) Réaliser les économies et les financements de ces mesures en taillant dans les dépenses publiques inutiles et improductives qui représentent près de 40% du total et qui sont autant de milliards qui se détournent des investissements créateurs d’emploi : simplification du mille-feuille administratif, non-remplacement de 2 fonctionnaires sur 3 partant à la retraite, interdiction de l’endettement pour les collectivités locales,  suppression de toutes les aides et prestations sociales pour les étrangers, casser le surcoût de la gestion de la Sécurité sociale, refondre entièrement l’Assurance maladie, unifier tous les régimes de retraite…(6) Le chantier pour restaurer ce pays vermoulu et passéiste (dont les politiciens mous se disent ”progressistes” par inversion orwellienne) est immense et nécessiterait une volonté révolutionnaire.    

3. En finir avec l’État Providence

De telles mesures ”antisociales” en apparence, feraient baisser le taux de chômage de 50% en deux ans, par un coup de fouet sur le business (terme horrible pour les hypocrites de l’extrême gauche à l’extrême droite)   et sur l’attractivité de la France, comme sur les grands investissements publics de style ”pompidolien” avec lesquels il faudrait renouer. La vraie justice sociale, c’est de permettre aux entreprises d’embaucher et d’ouvrir le travail à tous. La Suisse, Singapour, la Corée du Sud, etc. ont adopté nombre de ces mesures ”antisociales”. Sont-ce des pays de misère et d’injustice sociale ? Par rapport à la France qui plonge, le taux de chômage y est très bas, le paupérisme quasi inexistant, le niveau de vie et le pouvoir d’achat nettement plus élevés.

L’économie n’est pas le domaine de la morale apparente mais de l‘efficacité réelle. Bien sûr, dans un premier temps, nous aurons un choc social. Mais il faut en passer par là pour retrouver dans un deuxième temps un cercle vertueux de créations d’emplois et donc d’enrichissement général. Le ”social ”, ce n’est ni la spoliation fiscale des contribuables qui réussissent et qui finissent par fuir, ni la redistribution d’assistance qui finit par se tarir et qui plombe l’économie. C’est à la fois les aides pour les vrais nécessiteux (et non les parasites) et la liberté laissée au marché du travail. Le vrai ”social”, c’est l’anti-socialisme. 

 Seules les entreprises créent de la richesse et des emplois réels, et, en dernière analyse, financent l’État et la sphère publique. L’État Providence actuel a réussi le contre exploit d’assommer le pays de prestations sociales improductives et paralysantes et de rogner les prestations productives, comme les allocations familiales. La réforme des AF  de juin 2013( le seul budget social qu’il ne fallait pas baisser, alors qu’on ne touche pas à l’AME ni aux innombrables privilèges pour tous les protégés du système, selon une méthodologie quasi soviétique) prendra ses effets dès le 1er avril 2014. Les couples à revenus moyens avec 3 enfants ou plus perdront en moyenne 790 euros par mois. 3,5 millions de familles verront fondre leurs aides.

De même, l’État Providence dilapide l’argent public pour le mammouth de l’Éducation nationale, tenue par des corporations syndicales dignes de celles de l’Ancien Régime, administration pléthorique aux résultats catastrophiques ; et, dans le même temps, il taille dans le budget des commandes de la Défense nationale, secteur de haute technologie, créateur d’exportations et d’emplois hautement qualifiés. 

 Hollande, en se reniant, a déclaré : « ce sont les entreprises qui créent des emplois et nous devons tout faire pour qu’elles y parviennent. Car la première des injustices, c’est le chômage. C’est le sens du Pacte de responsabilité ». Bon sens apparent mais pure démagogie, puisque ce pacte est de la poudre aux yeux et que les infimes économies envisagées ne seront même pas faites.  Les mesures ici préconisées non seulement feraient baisser les dépenses publiques mais augmenteraient les recettes fiscales. Si rien ne change, l’idéologie n’y pourra plus rien, face au mur de béton de l’économie réelle : on ne peux pas consommer plus qu’on produit, on ne peut pas recevoir plus que ce qu’on l’on fournit, on ne peut pas demander plus que ce qu’on offre.

La richesse et la prospérité d’une Nation dépendent de sa quantité et de sa qualité de travail. Un pays, comme la France, où les jeunes entrepreneurs qui risquent et investissent sont dix fois moins protégés socialement que des fonctionnaires surnuméraires à bas rendement, que les assistés et les protégés qu’ils financent, ne pourra jamais s’en sortir. On ne peut pas prendre une autoroute à contre sens. Le jour prochain où nous aurons encore 500.000 chômeurs de plus, où France Trésor ne pourra plus emprunter sur les marchés même pour payer l’armée des agents publics, où la troïka FMI/BCE/UE remplacera Bercy, où vos comptes bancaires seront bloqués, où les hôpitaux ne pourront plus acheter de médicaments, etc. ce jour donc où l’État Providence se révélera pour ce qu’il est, un roi nu et menteur, une utopie, un magicien bonimenteur, des solutions lucides et révolutionnaires pourront être appliquées. La revanche du bon sens contre l’imposture de l’intellect. Ce sera le temps des chirurgiens.

NOTES.

(1) L’euro surévalué ne pénalise pas les entreprises exportatrices de produits haut de gamme (aéronautique, défense…) ni les PME allemandes. De plus, la majorité des exportations françaises concerne la zone euro. Cet argument est donc insuffisant.

(2) Cf mon essai Mon programme (Éd. du Lore).

(3) La vraie justice sociale ne consiste pas à égaliser les revenus par une redistribution mais à ne pas spolier ceux qui font des efforts pour s’enrichir et embaucher les autres ; elle consiste aussi à ne pas privilégier le parasitisme. L’extension de l’assiette fiscale à tous, au même taux égal pour tous, est conforme à la déclaration des Droits de l’homme de 1789. Le système actuel de fiscalité progressive n’y est pas conforme. 

(4) Certes, certains salaires baisseront, mais, globalement, la masse salariale augmentera, donc le pouvoir d’achat général aussi. Un transfert s’opérera  des salariés protégés vers les chômeurs et les exclus du marché du travail. La pseudo justice sociale d’aujourd’hui, ainsi que le Smic trop élevé aboutissent à exclure de l’emploi des milliers de postulants et à favoriser le travail au noir. Pascal Lamy, ex-patron de l’OMC, pourtant ”socialiste” mais homme de bon sens, préconise d’autoriser les « petits boulots » au salaire libre.    

(5) Contrairement aux mensonges des pseudo écologistes, les ”énergies renouvelables” (éolien, photovoltaïque, etc.) sont très chères, peu productives  et sujettes aux aléas de la météo, ce qui  oblige, comme en Allemagne, au recours au charbon (lignite) hyperpolluant. De plus, elles créent peu d’emploi. La solution pour la France est le renforcement de sa filière nucléaire EPR (avec reprise du programme super-Phénix qui économise le combustible) dont la demande mondiale augmente considérablement, industrie de pointe source d’exportations, d’emplois de haut niveau, d’électricité peu chère et sans pollution. Évidemment, le débat est pollué, pourrait-on dire,  par des peurs irrationnelles, néo-religieuses, magiques, anti scientifiques contre le nucléaire, entretenues par la démagogie des Verts. C’est un autre débat. De même, l’exploitation du gaz et des carbures schisteux, créateurs de croissance et d’emplois, comme les investissements dans le ferroutage, devraient être une priorité. On préfère les moulins à vent. 

(6) Voir à ce propos les 50 mesures d’économies proposées par i’Ifrap.  

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