Analyse :totalitarisme soviétique et néo-totalitarisme actuel ; similitudes et différences

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Le régime totalitaire soviétique, hérité de l’idéologie communiste, imposait une pensée unique. Tous ceux qui ne s’y soumettaient pas étaient punis avec dureté : exécution ou goulag. Cette idéologie marxiste dérivait en droite ligne des délires de la Révolution française (1793). Mais dans la France actuelle – et par extension dans d’autres pays d’Europe voisins – cette tradition se poursuit, de manière soft, doucereuse. Quiconque n’adhère pas à l’idéologie hégémonique (antiracisme, droit-de-l’hommisme, homophilie, xénophilie, ethnomasochisme, etc.) est menacé d’exclusion sociale ou de sanctions professionnelles. Quiconque se rend coupable d’infraction à cette pensée obligatoire (par exemple à travers des discours incorrects sur l’immigration, l’islam, etc.) tombe sous le couperet d’une justice devenue idéologique et partiale.

La similitude avec le totalitarisme soviétique est tout d’abord le « retournement sémantique » orwellien : au nom de la démocratie et de la liberté, on impose l’idéologie d’une oligocratie (ploutocratie de gauche) et l’interdiction de s’exprimer librement sans menaces.  La seconde ressemblance est le déni de la réalité : ce que vous voyez n’existe pas. Non, nous ne sommes pas envahis par l’islam et par les masses du tiers-monde, non, l’explosion de la criminalité n’a rien à voir avec l’immigration, etc. et autres innombrables mensonges. Tout comme dans l’ex-Union soviétique, les autorités matraquaient avec  cynisme : ”citoyens, nous vivons dans le paradis socialiste. Interdit de dire autre chose” .

Mais la similitude s’arrête là. Les différences : le totalitarisme soviétique usait d’une propagande lourde et maladroite, avec de gourdes griffes d’ours polaire. Tandis que la propagande du soft-totalitarisme des régimes européens actuels est subtile et fondée sur la prévalence médiatique. C’est-à-dire le contrôle idéologique des seuls grands médias. La seconde différence est beaucoup plus inquiétante : les acteurs –et les victimes – du totalitarisme soviétique ne croyaient pas au baratin officiel, trop lourd et maladroit. (Ce qui explique en partie l’implosion de l’URSS, comme un soufflet qui retombe). Tandis que les acteurs et les victimes du néo-totalitarisme, du soft-totalitarisme actuel en France et en Europe, victimes de piqures plus que de matraquage, ont fini par croire sincèrement aux hallucinations collectives.

Bref, dans l’ Union soviétique, on n’adhérait pas à la propagande du système parce qu’il était centralisé et hypervisible. Dans les pseudo démocraties de l’Europe de l’Ouest, on y croit parce que le système est décentralisé, diffus, souriant, habile. Le totalitarisme soviétique était fragile. Le soft-totalitarisme des régimes politiques européens actuels sera beaucoup plus difficile à renverser, parce qu’il procède par intériorisation mentale de sa vulgate, c’est-à-dire par hallucination intellectuelle. Ce que vous observez est peut-être vrai,  dit-il, mais vous ne savez pas l’interpréter.

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