Bloc-Notes dissident

par

Protection des délinquants.

Comme dans presque tous les domaines, la transposition des directives européennes dans le droit français s’avère catastrophique. Notamment en matière de police et de criminalité, où il s’agit de protéger systématiquement les droits des délinquants. Dernière trouvaille de Bruxelles : à l’été 2014, il faudra appliquer une directive du 22 mai  2012, dès l’arrestation d’une personne, même en garde-à-vue : l’ensemble de son dossier, y compris les témoignages et identité des victimes, plaignants et témoins, devra lui être communiqué ainsi qu’à son avocat. Selon les syndicats de police, cela va fragiliser les enquêtes. Avec cet accès au dossier complet, les témoins risquent d’être menacés et les complices prévenus. Ce n’est pas la première fois que les directives européennes (qui s’ajoutent aux initiatives de la Garde des Sceaux), au nom des Droits de l’homme pervertis, construisent un véritable droit des délinquants, parfaitement antidémocratique. Et source puissante de l’explosion des criminalités.   

Moins de fonctionnaires, plus d’emplois ; moins d’impôts, plus de recettes.

À partir des années 90, le Canada, qui était dans une situation de déficit chronique préoccupant, bien que moins grave que dans la France d’aujourd’hui, a osé supprimer progressivement 23% de sa fonction publique, soit 47.000 postes, au prix d’une réforme drastique de l’État. La taille de la fonction publique a fondu comme neige et les salaires gelés pendant six ans. Résultat, la dette du Canada est passée de 70% du PIB à moins de 30% (contre 94% en France). De plus, une baisse massive des impôts (plus de 100 milliards de dollars canadiens) a donné un coup de fouet à l’activité économique et a donc augmenté les recettes fiscales (TVA), ce qu’un socialiste français ne comprendra jamais. Le taux de chômage est descendu à 7%.  Si l’on appliquait cette mesure en France, en baissant de 23% la Fonction publique pléthorique, il faudrait supprimer 1,3 millions de postes en quelques années. Une telle révolution est-elle possible dans ce pays où le socialo-conservatisme réactionnaire est si puissant ?

Cécile Duflot, la Miss Catastrophe des mal logés.

La politique de la catastrophique et incompétente ministre écolo-gauchiste du logement, Cécile Duflot, est directement responsable de la pénurie de logements et de l’explosion des mal-logés ou SDF (en tout 3,7 millions de personnes). Et ce, malgré l’argent jeté par les fenêtres chaque année (41,5 milliards, contre 13 pour l’Allemagne) pour les ”logements sociaux ”. Les constructions de logements s’effondrent et la pénurie actuelle est évaluée entre 700.000 et un million d’appartements.  Pourquoi ?  À cause de la politique socialiste qui, en prétendant ”faire du social”, fait, comme toujours de l’anti-social.

Les causes : 1) l’empilement des taxes et des normes (notamment écolos) décourage les promoteurs ; 2) l’encadrement et le contrôle des loyers bloque l’investissement locatif et dégrade le parc immobilier en provoquant un sous-entretien des immeubles ; 3) la nouvelle ”garantie universelle des loyers” (GUL) favorise les impayés et les contentieux et dissuade les propriétaires de louer, surtout aux foyers modestes. La même logique est à l’œuvre pour les baux commerciaux (loi Pinel), ce qui a provoqué leur effondrement de 25% en 2013. Décidemment, quel que soit le secteur touché par la politique socialiste, une infection bactérienne se déclare. Mais ne vous inquiétez pas : Mme Duflot est, elle, parfaitement bien logée.

L’entrepreneur, voilà l’ennemi.

En dépit du fait que la France soit (malgré et contre l’État) une championne du monde de la création d’entreprises innovantes, cette position est menacée. Fuite des cerveaux : 27% des jeunes diplômés envisagent leur avenir professionnel à l’étranger. 16% des  diplômés des écoles de commerce et d’ingénieurs, en général les meilleurs, partent, chiffre en hausse chaque année. En raison du chômage record en France mais aussi des blocages socio-étatiques contre les entreprises et d’une fiscalité confiscatoire. Et ce, en dépit des postures tardives de M. Hollande, homme indécis et sans idées précises,  (paroles…paroles…) en faveur des entrepreneurs et des investisseurs. L’année dernière, la Cnuced a relevé une chute vertigineuse de 77% des investissements étrangers directs en France, record mondial. La cause : un régime au pouvoir qui donne l’impression à ses élites économiques comme à l’étranger que l’entrepreneur est l’exploiteur, le voleur et l’ennemi, qu’il faut taxer et entraver. 90% des PME de croissance ne font pas confiance au revirement gouvernemental (”pacte de responsabilité”) en faveur des entrepreneurs. Le problème central n’est pas tant gouvernemental que mental : un pays hémiplégique bloqué par des vieilleries idéologiques, des corporations minoritaires appelées ”syndicats”, des parasites et des privilégiés, camouflés sous la morale truquée de l’égalité et de la justice sociale.

Relancer la croissance et résorber le chômage : les 10 mesures révolutionnaires.  

Voilà, dans l’idéal, ce qu’il faudrait faire (1) : 1) Toiletter et simplifier le droit du travail. 2) Diminuer de 30% au moins les dépenses publiques, en réduisant la Fonction publique (notamment territoriale) et les allocations-chômage. 3) Baisser d’au moins 20%  la fiscalité des entreprises (PME et TPE en majorité) pour relancer les investissements. 4) Remplacer le fumeux ”crédit d’impôt compétitivité emploi” (CICE) par un allègement des charges sociales empilées d’au moins 30%. 5) Annualiser le temps de travail, remplacer les 35 h par les 40 h, abolir les RTT, geler le SMIC. 6) Instaurer un contrat de travail unique avec flexibilité du temps d’emploi et de la rémunération en fonction du carnet de commandes de l’entreprise. 7) Supprimer les effets de seuil, qui dissuadent les TPE et les PME de s’agrandir du fait des contraintes administratives et pseudo-sociales. 8) Obliger les grands groupes à régler sous 30 jours leurs factures à leurs fournisseurs PME, sous peine de pénalités. 9) Opérer la révolution fiscale pour les ménages : fin de la progressivité de l’impôt, élargissement de l’assiette, flat tax de 10% pour tout le monde et tous les revenus. 10) Bouleverser la politique de l’immigration en adoptant les dispositions du dernier référendum suisse : n’accepter que les migrants travailleurs en fonction de quotas, munis d’un contrat de travail, en adaptation stricte à l’offre d’emploi. Ne verser aucune allocation ni aide à un non ressortissant.   

Toutes ces dispositions de simple bon sens ont cours dans plusieurs pays du monde, notamment asiatiques. Je vous laisse deviner lesquels.  Bien sûr, ils ne sont pas ”socialistes”, mais leur revenu par tête dépasse largement le nôtre, les sans-abris n’y existent pratiquement pas, le chômage y est plus bas encore qu’en Suisse. Mais par quel miracle ont-ils réalisé cela ? Parce qu’ils ont préféré le pragmatisme à l’idéologie, la réalité au rêve. 

M. Montebourg et Mlle Zylberstein : Paris Match est minable.

Après le président de la République qui s’est fait piéger par Closer avec sa petite actrice, voilà que M. Montebourg se fait piéger à son tour par Paris-Match, avec une autre actrice, Elza Zylbertstein. Le ministre, aux résultats très en berne, porte plainte contre l’hebdomadaire. Il a raison, c’est une atteinte à la vie privée, la conséquence du voyeurisme médiatique. La ligne éditoriale de Paris Match, de plus en plus people et de moins en moins informative et réflexive, s’aligne sur la presse-poubelle d’outre Manche. Plutôt  que de s’en prendre à M. Arnaud Montebourg sur sa vie privée, il aurait fallu faire une enquête, des interviews sur sa politique, pour le moins défectueuse. Paris Match se disqualifie comme magazine sérieux. La vie privée des hommes et femmes politiques est un sujet qui devrait être absent des salles de rédaction, parce que ce n’est pas la préoccupation centrale des citoyens.  Il aurait été beaucoup plus responsable  pour Paris Match de faire une enquête sur la politique de M. Montebourg. Afin, éventuellement, de démontrer son inefficacité. Espionner la vie privée des responsables politiques, sujet dépourvu du moindre intérêt, c’est le degré zéro du journalisme. Paris Match déshonore le journalisme, en préférant le ragot à l’information. 

(1) Voir autres textes de ce blog et mon essai Mon Programme (Éditions du Lore)

Vous aimerez peut être