Bloc-Notes hebdo 25 novembre 2013

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Désirs d’expatriation. Selon un sondage Opinion Way (7-12/11/2013), près d’un tiers des 18–34 ans aimerait s’expatrier. Et près de 41% des candidats au départ envisagent leur départ comme définitif.  Ce sont les plus créatifs qui partent, découragés par un système fiscaliste et bureaucratique qui, pour des raisons culturelles et idéologiques profondes, décourage l’initiative individuelle, réglemente à tout va sans pour autant assurer ses fonctions régaliennes de sécurité publique.

Sentiment d’insécurité. Selon l’IFOP, 49% des usagers ne se sentent pas en sécurité dans les transports en commun, 43% les évitent le soir. C’est le plus fort taux de tous les pays européens. La France compte 932.000 caméras de surveillance contre 5,9 millions en Grande-Bretagne. Cela dit, les caméras de surveillance ne servent pas à grand-chose dès lors que le travail de la police n’est pas suivi d’effets par la justice, ce que les délinquants ont parfaitement intégré.

La cause du laxisme judiciaire. Elle est principalement idéologique, et pas seulement en France. La ”classe judiciaire” en Europe (cf. la Cour de Strasbourg) est pénétrée par une version dévoyée des Droits de l’homme qui sont devenus le droit des délinquants. C’est l’idéologie gauchiste de la victimisation du criminel qui s’est imposée implicitement. En France, l’ENM (École nationale de la magistrature) est, depuis longtemps, une pépinière de cette idéologie. Sans parler du Syndicat de la Magistrature, qui politise ouvertement la justice en toute impunité. Une grande partie des juges sont devenus des militants idéologiques.

Pourquoi le CAC 40 se porte bien ? C’est curieux. L’indice boursier du CAC 40 des grandes entreprises françaises a augmenté de 17,5% depuis le 1er janvier alors que l’économie française, plombée par le régime socialiste, est en récession de fait. La cause en est que les grands groupes ”français” le sont de moins en moins. Ils délocalisent en douceur et cherchent leurs marchés à l’extérieur. Par goût cynique du ”profit” ? Non, pour survivre. Produire et embaucher en France devient de plus en plus difficile dans le cadre d’un système ubuesque où presque la moitié (46,1% de la richesse nationale produite, le PIB) est avalée par les prélèvements fiscaux et sociaux.    

M. Bayrou n’a pas peur du ridicule. Ce type est vraiment la caricature du politicien sans envergure qui change d’avis comme de chemise, si tant est qu’il ait un avis sur quoi que ce soit. Après avoir déclaré voter pour François Hollande (dans l’espoir d’obtenir un maroquin ministériel), le voilà qui assène : « la réforme fiscale est une diversion. Je pense que ça finira mal ; la bonne réforme, c’est d’abord une réforme de la dépense : l’État, la Sécurité sociale et les collectivités locales. Il faut qu’on s’attaque à ces trois organisations désorganisées ». Et pourtant, il a voté socialiste. Avec Borloo, il espère créer, avec son Modem un centre mou, tout de même plutôt à droite. M. Bayrou ressemble à ces politiciens-girouettes des IIIe et IVe Républiques.  Cela dit, il est plus ridicule que nuisible.

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