Bloc-Notes hebdo 22 Dec. 2013

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Le Front national, triomphaliste imprudent ? Le FN devrait faire attention à ne pas proclamer trop haut avec assurance sa certitude de triomphes électoraux, aux prochaines élections municipales, européennes, régionales, comme devenant le ”premier parti de France”. Attention au proverbe : « ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ». Voir aussi la fable de La Fontaine Perrette et le pot au lait. Les gens n’aiment pas qu’on leur prédise leur vote car cela revient à le leur dicter. Et ça peut se retourner contre les prophètes. D’ailleurs, le PS et l’UMP, menacés par le FN, relaient, avec un pseudo-fatalisme, ces prédictions, de manière à pouvoir triompher si les scores du FN ne sont pas à la hauteur de l’annonce, comme au poker.

Lancé de Kourou(Guyane française) par une fusée russe Soyouz, le 18 décembre, le télescope spatial d’astrométrie européen Gaïa, le plus perfectionné jamais conçu, cartographiera la voie lactée.  Il est placé en orbite sur le point de Lagrange L2 (bien au delà de la Lune), à 1,5 million de km de la Terre. Voilà tout d’abord un exploit, bien peu médiatisé, qui dépasse en technologie spatiale (et  en utilité) l’envoi par les Chinois d’un robot lunaire, ce que les Russes avaient fait il y a 40 ans. Ensuite, il faut souligner cette exceptionnelle coopération euro-russe qui ne doit rien à la technocratie bruxelloise et qui est le symbole de ce qu’il faudrait faire dans tous les domaines. Le programme Gaïa, qui représente une avancée scientifique énorme, avec son télescope technologiquement supérieur à tout ce que peuvent concevoir les Américains, a été lancé il y a dix ans avec un budget d’un milliard d’euros. Il est piloté par l’Esa (l’Agence spatiale européenne) qui coordonne les agences spatiales nationales, dont le Cnes français – la plus importante – et les laboratoires ou industriels européens. L’Esa est de toutes les institutions européennes celle qui fonctionne le mieux…

1.300.000 entreprises artisanales et commerçantes, cœur des forces vives et de l’emploi, sont étranglées par les taxes, les charges, les cotisations. Le mouvement des « Sacrifiés », créé par l’UPA (Union professionnelle artisanale) laisse le gouvernement socialiste complètement indifférent. À gauche, on n’aime pas cette catégorie professionnelle, trop à droite, trop individualiste, trop indépendante. Depuis début novembre, plus de 5.000 de ces entreprises ont disparu ; c’est l’hécatombe. Les travailleurs indépendants ont subi en 2013, 1,1 milliard de prélèvements sociaux supplémentaires et supporteront encore 1,2 milliard de plus en 2014. Exploitation éhontée d’une classe sociale et démolition par l’idéologie para-marxiste de notre tissu économique.

Yamina Benguigui, ministre de la Francophonie, en voyage en Algérie avec J-M. Ayrault, a prononcé un discours lors d’une réunion ministérielle officielle où elle été ovationnée. Tout le début de son intervention était en arabe. Puis elle a enchaîné en français, pour expliquer : « la langue française que nous avons en partage est bien une langue qui n’appartient pas à la France. Elle appartient à l’espace francophone ». Je vous laisse tirer les conclusions de ces détails.

Noël et le jour de l’An : la paresse française. Pour ceux qui travaillent dans l’économie réelle (produire et vendre des biens et des services et payer des taxes, seule source d’alimentation des budgets publics) il y a deux périodes néfastes où tout s’arrête ou bien tourne au ralenti : les « fêtes » de fin d’année et le mois d’août. En gros, avec les 35 heures, les RTT, les congés, les ponts, etc., les Français travaillent en moyenne de 20% à 30% de moins que leurs homologues des pays dits développés, avec une productivité semblable. Ce qui explique en partie notre anémie économique. Bien qu’il n’y ait officiellement que deux jours fériés au moment des ”fêtes de fin d’année”, le 25 décembre et le 1er janvier, on s’aperçoit en réalité que du 20 décembre au 10 janvier, l’activité s’étiole (même les rubricards de presse cessent le travail). C’est grave : il y a des PME françaises dynamiques qui perdent des marchés, notamment à l’étranger, parce qu’elles ne peuvent pas assurer leurs prestations dans ces périodes où la France s’endort.

 Les mauvaises solutions de Marion Maréchal-Le Pen. Dans une interview au Parisien-Aujourd’hui (22/12/2013), la députée du FN dit pertinemment : « quand un Français sur cinq dit avoir peur chaque soir en rentrant chez lui, ça n’est pas dû à une exagération des politiques. Aujourd’hui, on peut mourir pour une carte bleue ou une cigarette. Et cette simple perspective-là crée une angoisse généralisée que je peux comprendre ». Mais les solutions qu’elle propose sont erronées. Elle demande d’augmenter les crédits et les effectifs de la police et de la justice. C’est la pseudo-solution (de gauche) des ”moyens”. Dans l’Éducation nationale, où il y a pléthore de crédits et de personnels, les résultats sont épouvantables.

Pour rétablir la sécurité, il faudrait plutôt durcir le code pénal, rétablir les véritables peines plancher et la double peine pour les étrangers, abolir les aménagements de peine et les ”probations”, supprimer les entraves à la garde-à-vue, limiter les libérations anticipées, faire exécuter à 100% les condamnations prononcées, recadrer une magistrature laxiste et politisée qui n’en fait qu’à son aise, stopper les flux migratoires de personnes sans ressources, etc. La meilleure des préventions, la meilleure des dissuasions, c’est la répression. Ce n’est pas une augmentation des crédits (dans un pays surendetté) qui apportera la solution mais une transformation révolutionnaire des règles du jeu. Le FN ne devrait pas avoir peur de le dire tout haut puisque c’est ce que le peuple pense tout bas.  

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