Bloc-Notes hebdo 12 JANVIER

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Projet Taubira de divorce sans juge

La démolition de la famille, de la filiation, de l’identité ”nationale” continue. Après la loi sur le mariage homosexuel, l ‘incroyable rapport sur l’Intégration visant à dissoudre l’européanité de l’appartenance ethno-culturelle française, l’enseignement de la théorie du genre à l’école, le rabotage des allocations familiales des classes moyennes de souche, etc. voici un projet de loi qui se présente à l’horizon, toujours porté par la militante Taubira. Sous prétexte de désengorger les tribunaux, il s’agit de faciliter et d’accélérer les divorces par consentement mutuel en se passant du juge et en se limitant à une déclaration devant le greffier. La stupidité du projet (la majorité des divorces, même par consentement mutuel, provoque des litiges financiers et/ou liés aux enfants) prouve qu’il est idéologique : il s’agit de dévaloriser le mariage en l’alignant sur le Pacs. La même logique est à l’œuvre dans toute cette entreprise portée par l’État PS et théorisée par le groupe de pression Terra nova, logique à corréler avec la politique immigrationniste et naturalisatrice débridée : en finir avec ce ”peuple français” hérité de l’histoire, saper ses filiations charnelles et culturelles, le liquider et le remplacer. En 2013, les socialistes ont procédé à 10.000 régularisations supplémentaires de ”sans-papiers” par rapport à 2012. La profonde bêtise de cette entreprise suicidaire : les ”remplaçants” se débarrasseront des collabos et des sapeurs.

Criminalité explosive : équation insoluble

Un courageux général de gendarmerie (le N°3) est venu témoigner devant une commission parlementaire de l’explosion de la criminalité due au laxisme judiciaire qui, surtout depuis la politique de Mme Taubira, prend des proportions jamais vues. Ses révélations devant des députés ont mis plus d’une semaine à franchir le mur du silence.  Bien sûr, la prison, telle qu’elle est conçue actuellement est l’ ”école du crime” (mais l’impunité l’est encore plus.) La situation commence à devenir insoluble : 1) la jeune population criminogène ne cesse démographiquement de croître puisqu’elle se recrute très majoritairement dans l’ethnosphère  d’origine immigrée ; 2) les réponses pénales ne cessent de s’affaisser (raisons idéologiques, mais aussi pratiques : engorgement des prisons) ; 3) donc, très logiquement, la criminalité et l’insécurité vont continuer de grimper jusqu’à un point de rupture. Et ce sera peut-être là qu’un basculement pourra s’opérer…   

« Pacte de responsabilité » : poudre aux yeux.

Tout d’abord, inciter les entreprises à être ”responsables”, c’est se moquer du monde puisque c’est l’État qui ne l’est pas. Ensuite promettre de baisser les charges sur les entreprises si elles embauchent, c’est mettre la charrue avent les bœufs. Il faut faire l’inverse : baisser d’abord les charges pour qu’elles embauchent. Enfin, promettre une baisse de charges après les avoir augmentées massivement dénote un amateurisme inquiétant, un pilotage improvisé et à vue.

Certes, M. Poitrinal, proche du Medef, est devenu conseiller de l’Élysée et a, parait-il, réussi à faire entériner une centaine de mesures de simplification administrative pour les entreprises, écrasées par les formalités et règlements, qui représentent en coûts 3 à 4% du PIB (record mondial). Mais même si ces mesures sont prises (on peut en douter vu que la droite avait fait les mêmes promesses sans les tenir), ça ne résoudra pas le problème structurel central : la non rentabilité des PME françaises, source principale du chômage (1)

Simplifier drastiquement le code du travail, baisser massivement les charges sociales (et donc l’assistanat), tailler à la hache dans les dépenses bureaucratiques, déréglementer plutôt que d’empiler les nouvelles règles stupides et paralysantes (voir ci-dessous), telle est la seule recette connue pour relancer l’activité et les recrutements. On ne voit pas des mandarins socialistes se lancer dans un programme qui serait une apostasie au regard de leurs dogmes.

(1) Le taux de marge des entreprises françaises est le plus bas depuis 30 ans et l’un des plus faibles des pays développés : 27,7%, contre plus de 40% en Allemagne et 37,4% pour la moyenne européenne. D’où perte de compétitivité et d’innovation et impossibilité de recruter.

Le crétinisme réglementaire créateur de chômage

 Encore une rigidification du Code du Travail. Pour des raisons ”sociales”, depuis le 1er janvier, il est interdit de recruter un salarié moins de 24 heures par semaine. Cette entrave au temps partiel va provoquer 1) un surplus de travail au noir ; 2) un renoncement à l’embauche de travailleurs partiels qui vont se retrouver sur le carreau (interdit de travailler !) ; 3) la paupérisation et la chute dans le chômage de tous ceux qui multipliaient les courts temps partiels et qui n’en ont plus le droit. Toujours cette préférence française pour le chômage, pour la réglementation idéologique contre la liberté pratique. Et toujours, inscrite dans le logiciel intellectuel marxiste du socialisme français, cette haine du tissu économique privé des petites structures souples. Au nom de la lutte fantasmée contre l’”exploitation”, le socialisme est synonyme de la paupérisation de tous ceux qui n’appartiennent pas au secteur bureaucratique ou à celui des salariés protégés.  

Le marché et la pauvreté

Dans son ouvrage sociologique et historique Le marché, histoire et usages d’une conquête sociale (Gallimard), Laurence Fontaine remarque que dans tous les pays et à toutes les époques la majorité des « sorties de pauvreté » résulte des initiatives des individus libérés des contraintes anti-marché qui freinent l’enrichissement. Aujourd’hui, par un étonnant paradoxe, la gauche (et la droite gauchisée) empêchent la croissance et l’enrichissement en France, favorisent le chômage pour  presque exactement les mêmes raisons que sous l’Ancien Régime : surpoids des réglementations, protection des corporatismes et d’une classe privilégiée, fiscalité punitive, endettement exagéré de l’État. D’où la paralysie des activités entrepreneuriales privées  qui constituent, dans tous les pays et depuis longtemps, la source principale de l’enrichissement collectif et du recul du paupérisme.

Quand la France performe contre sa bureaucratie

Au dernier salon de l’économie numérique et de l’électronique de Las Vegas (Consumer Electronic Show), les start-up françaises se sont illustrées par leur innovation et leur dynamisme. Notamment dans le domaine des objets connectés et de la robotique. 20% des entreprises exposantes venues de tous les pays étaient françaises. Mais jusqu’à quand ce miracle, issu d’un certain génie créatif français, va-t-il durer ? Car la tentation est grande pour ces PME et TPE de partir à l’étranger ou de se vendre, lasses d’affronter un État plus redoutable que la concurrence (en dépit des déclarations lénifiantes de Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’Économie numérique). Par exemple, on pénalise, par des législations ubuesques le déploiement des réseaux Wi-Fi, on décourage les jeunes entrepreneurs créatifs qui veulent faire fortune (hypocrisie de la morale anti-enrichissement ou syndrome Cahuzac) par une fiscalité confiscatoire. L’État français ressemble à un directeur de parc floral principalement occupé à rationner et à taxer l’eau de ses jardiniers.   

Offensive idéologique de Valeurs Actuelles

L’hebdomadaire, dirigé par Yves de Kerdrel, le Breton qui n’a pas froid aux yeux, continue de faire fort. La couverture audacieuse de sa dernière livraison en témoigne (Le racisme anti-Blanc), venant après d’autres numéros aux dossiers choc et choquants pour l’idéologie dominante soft totalitaire. D’autant plus choquants pour l’oligarchie que ces dossiers n’ont rien d’ ”extrémiste” mais brisent la loi du silence observée par 90% des médias soumis à l’autocensure et à la pudibonderie idéologique. Dire la vérité est devenu aujourd’hui subversif et extrémiste, ce qui relève très exactement de la mentalité totalitaire où le mensonge officiel s’impose à la vérité dissidente. J-F. Copé avait été étrillé par les médias quand il avait évoqué, très prudemment, ce ”racisme anti-Blanc ”. VA révèle, dans son dossier, que presque la moitié des sondés estime, effectivement, qu’il existe bel et bien un racisme anti-Blanc. Et ce dernier est, en réalité, le seul véritable racisme qui existe dans ce pays dont l’oligarchie pratique un déni pathologique du réel. Cette évidence est aussi insupportable aux mandarins que, du temps de l’Union soviétique, était insupportable pour la caste communiste la révélation de la réalité catastrophique du régime. L’hebdomadaire doit s’attendre, du fait même de son succès médiatique, à une contre-offensive des bobos trotskisants, qui s’y connaissent en matière de répression – des idées, pas des crimes et délits.     

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