Bloc-notes hebdo novembre

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Le centrisme est un désert politique et programmatique. M. Jean-Louis Borloo et M. François Bayrou se sont aimés et puis se sont brouillés et maintenant ils se réconcilient pour recréer le « centre ».  Ces deux personnages sont la caricature des politiciens sans idées (lisez leurs discours). M. Raffarin, de la droite ”humaniste” est de la même eau. Le « centre » est exactement la reproduction du radical-socialisme : un espace flou pour politiciens manœuvriers et combinards pour obtenir des places.

Stupidité de l’écotaxe. Inventée, ne l’oublions pas, sous M. Sarkozy, l’écotaxe (qui sera probablement rétablie sous un autre  nom), destinée à rapporter 1,15 milliards par an, prélevé par une société privée qui se fait payer 220 millions par an, est un impôt imbécile de plus qui plombe la compétitivité de tout le secteur des PME en renchérissant les transports routiers, sur 15.000 km. taxés. Cette taxe n’a rien d’”écologique” : elle n’empêchera pas les camions de rouler et ne diminuera pas leur nombre !  La seule mesure censée pour limiter l’excès de poids lourds sur les grands axes, c’est, comme l’ont initié la Suisse et l’Autriche, le ferroutage : transport des camions sur des trains dédiés avec plates-formes de débarquement tous les 200 km. 

Effondrement des vocations de prêtres.  En 1970, l’Église catholique comptait 50.000 prêtres. Ils ne seront plus que 6.000 en 2020. Chaque année, pas plus de 120 prêtres sont formés. Un quart d’entre eux –mal vus par l’épiscopat français (« communauté Saint-Martin ») – choisissent le style traditionnaliste et la soutane. Il va falloir – c’est déjà commencé – faire venir des prêtres africains. Dores-et-déjà, il doit y avoir plus d’imams aujourd’hui que de prêtres catholiques en France et appartenant à des générations plus récentes.

 Spoliation des professions libérales. Non seulement les professions libérales sont scandaleusement défavorisées dans leurs régimes de retraite, tout comme l’ensemble des entrepreneurs, commerçants, agriculteurs, pêcheurs, professions médicales, etc. mais la récente loi de pseudo-réforme des retraites a placé sous tutelle étatique leurs caisses complémentaires, dotées de 21 milliards d’euros de réserve. L’État socialiste entend faire main basse sur ce pactole pour financer ses bonnes œuvres et ses protégés.

M. de Villepin ne manque pas d’air. Comme tous les politiciens de droite, tendance UMP, M. de Villepin donne des leçons. Évidemment sur le désastre de la gestion socialiste, mais aussi, ce qui est piquant, sur la dérive globale de la France. Dans une interview au Figaro (06/11/2013), il déplore pêle-mêle l’hémorragie des talents qui quittent la France, « le double affaissement de l’État et de la nation », une « classe politique pléthorique et cumularde, incapable de faire une loi moins bavarde ». Il ajoute, en langue de coton : « on a beau tourner le gouvernail à droite, à gauche, le bateau France ne répond pas. Il faut faire tomber les œillères politiciennes ». C’est extraordinaire : ce personnage prétentieux (aujourd’hui avocat d’affaires et président du conseil consultatif  d’une agence de notation financière de Hong-Kong,) a tout de même été longtemps à la tête de l’État : secrétaire général de l’Élysée, plusieurs fois ministre, Premier ministre…Que faisait-il ?  Rien .

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