Bloc-Notes hebdomadaire

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Préférence étrangère. Un couple russe de ma connaissance, de la bonne société moscovite, a décidé de s’acheter une maison de vacances dans les Cévennes. Première surprise : ils s’aperçoivent que plusieurs familles de Français de souche vivent dans des conditions de pauvreté dignes de qu’on trouve parfois dans l’Oural. Électricité coupée, éclairage à la bougie, chauffage parcimonieux au bois, petits boulots au noir, aides sociales parcimonieuses. Je leur explique qu’il s’agit des « invisibles », les « petits Blancs » délaissés dans leur propre pays par l’État Providence, si généreux avec d’autres.  

Ils me confirment qu’effectivement dans la commune vit une famille nombreuse de ”réfugiés” tchétchènes, confortablement entretenue par les aides sociales, sans travailler ; et qu’ils posent des ”problèmes de sécurité”, vu leur comportement…Mes amis moscovites ajoutent que le maire est venu les trouver pour qu’ils expliquent, en russe, à ces Tchetchènes, qu’il faut ”bien se comporter”. Ils ont refusé, en répondant que la France était ”tombée sur la tête”. 

Banlieues gratuites. Dans les ”zones sensibles” parisienne, lyonnaise, marseillaise, lilloise, etc., des immeubles entiers, habitées par des familles immigrées, ne paient aucune charge. Ascenseurs détruits, pas de loyers exigés, électricité gratuite. Allocations versées. Etc. On achète la paix sociale ou plutôt ethnique.  Sans même l’obtenir, d’ailleurs. Qui paye ? Vous. Jusqu’à quand ?

M. Ayrault vante l’entreprise en Chine. Paradoxe. Pays communiste qui se délecte dans le capitalisme. France, pays capitaliste qui se délecte dans le crypto-communisme. Les Chinois éclatent de rire en nous observant vanter nos entreprises à l’étranger tout en les étranglant à domicile.

 Délocalisation. Une de mes amies très dynamique, originaire d’un pays étranger, décide de monter une entreprise ”start up” en France, dans le secteur de la communication médicale. Elle s’aperçoit très vite que les factures socio-étatiques (impôts, charges sociales, Assedic, pseudo-assurances) plombent son activité. À Paris, elle n’a la possibilité financière que d’embaucher une seule ”stagiaire” avec un petit salaire payé à 80% par le contribuable (“emplois aidés”). Elle-même ne se rémunère que 1.000€  par mois. Elle décide de se délocaliser en Suisse (pays qui n’est pas dirigé par François Hollande). En gardant la même clientèle, elle a pu embaucher 7 collaborateurs et se payer trois fois plus qu’en France.  Cherchez l’erreur.

Trop d’impôts tue d’impôt : la célèbre formule de Laffer se vérifie. Du fait de l’explosion du travail au noir (l’économie souterraine représente déjà 200 Mds €, soit 10,8% du PIB), de la fuite des capitaux et des investisseurs (ISF et prélèvements confiscatoires sur les revenus du capital et de l’épargne) et de l’augmentation des ponctions sur les classes moyennes productives, 11 milliards manquent à l’appel en 2013, dont 5,6 milliards de TVA. La ”crise” n’y est pour rien. Seule est en cause la stupidité du fiscalisme idéologique, exception française. Tuer la poule aux œufs d’or pour la faire rôtir. 

Mario Draghi et l’euro surévalué. Le président de la BCE, la Banque centrale européenne,  déclarait au JDD (15/12/2013) : « nous ne pouvons pas réduire le niveau structurel du chômage, qui dépend du bon fonctionnement du marché du travail ». Autrement dit, aux États de réagir. C’est oublier que l’Euro trop fort par rapport au dollar est une des causes du marasme européen, surtout français (1), et que la BCE en est responsable.

Avec une certaine désinvolture, M. Draghi répond à la question de savoir s’il faut faire fortement baisser l’euro par rapport au dollar qu’il « récuse toute envie de spéculer sur la bonne parité €/$ » et que « la BCE n’a pas d’objectif de change ».

C’est malin : pendant ce temps la Federal Reserve américaine maintient par une politique artificielle de création monétaire le dollar à un niveau sous-évalué (2), tout comme les Chinois avec le yuan.  

(1) Du fait de sa sous-compétitivité (trop de fiscalisme et de charges), l’économie française souffre beaucoup plus que les autres de l’euro surévalué.

(2) Au dessus de 1,20 € pour un dollar (aujourd’hui il est au dessus de 1,30), le cours n’est plus tenable pour les PME françaises exportatrices. 

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