Bloc notes incorrect

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Chevalier des Arts et Lettres : la décoration dévoyée

Aurélie Filippetti, la sympathique ministresse de la Culture, vient de décorer de cet ordre prestigieux les Shaka Ponk, un groupe d’électro-rock français qui s’exprime en sabir anglo-saxon et qui relève de l’industrie du spectacle pour masses abruties. Un groupe musicalement nul et purement commercial (musique de supermarché et de discothèque de camping) qui pratique, comme tous ses épigones depuis presque 50 ans, une pseudo contestation cucul du ”système” qui les biberonne. (1) La chanteuse, Sam, au moment de la remise de la décoration, portait un tee-shirt arborant ce slogan en argot new-yorkais : « we don’t give a fuck » (”on n’en a rien à foutre”). Cette décoration, censée récompenser le rayonnement de la culture française, est depuis un certain temps complètement dévoyée. Elle a, par exemple, été attribuée au DJ David Guetta, à la chanteuse bas de gamme Dorothée, au champion d’arts martiaux truqués Jacky Chan, au chauffeur de l’ancienne ministre de la Culture Christine Albanel. En réalité, la remise de cette décoration à ce groupe de charlots qui ne sont qu’une des marques de lessive du marketing business plan d’une société de production, s’explique par la démagogie du pouvoir : faire ”branché” et essayer de plaire à un électorat ”jeune”. Misérable. Confusion de béotiens entre le showbiz et les beaux–arts.  

La République n’honore plus le talent au service des arts et lettres français mais le n’importe quoi au bénéfice d’un coup médiatique. Elle déshonore ses décorations. Il faut conseiller aux  vrais écrivains et artistes auxquels le ministère de la ”Culture” proposerait la médaille des Arts et Lettres de la refuser, comme on refuse une médaille en chocolat.    

DSK se méfie du fisc français

Dominique Strauss-Kahn vient de créer un fonds d’investissement ”DSK Global Investment” qui cherche à lever rien moins que deux milliards de dollars, les recherches étant dirigées par sa fille Vanessa. Le fonds est géré depuis le Luxembourg, Tel Aviv et Monaco. Tiens !  Pourquoi pas depuis la France ? L’ancien ministre socialiste de l’Économie qui, sans l’affaire Diallo du Novotel de New York , aurait été candidat et probablement élu à la présidence de la République comme champion du PS à la place du petit bonhomme, se méfie évidemment du racket fiscal délirant de ses anciens amis socialistes – comme tous les investisseurs du monde entier qui fuient l’enfer français. En même temps, DSK, qui se positionne ainsi au cœur du capitalisme financier (ce qui n’a rien d’infâmant), avoue aussi implicitement qu’il n’était au PS que par opportunisme et non par conviction. Le plus drôle, c’est que c’est lui – et non pas Martine Aubry – qui est à l’origine des 35 h. Une mesure catastrophique à laquelle ce docteur en économie ne croyait évidemment pas. Mais la démagogie politicienne passait avant tout. 

Moins d’impôts rapporte plus.

De même que ”trop d’impôts tue l’impôt”. C’est cette équation que n’intégrera jamais la bêtise idéologique des énarques et des socialistes. La preuve : en France, les prélèvements sur les entreprises sont les plus forts de l’UE et ils sont les moins rentables. Chez nous, le rendement de l’IS (impôt sur les sociétés) n’atteint que 2,3% du PIB, contre 2,8% en Allemagne et 2,9% au Royaume–Uni, bien que (parce que) le taux de l’IS est pratiquement le plus fort au monde. Conséquence : l’ENE (excédent net d’exploitation, marge sur laquelle les entreprises investissent et innovent) ne représente que 13% de la valeur ajoutée des entreprises, contre plus de 20% au Royaume-Uni et 25% en Allemagne. De même, la fiscalité sur les facteurs de production (65 milliards d’euros) sont les plus élevés du monde en France, soit 3,2% du PIB, contre 1,4% en Europe et 0,4% en Allemagne. D’où cette équation qu’un élève de CM2 comprendrait : si l’on taxe trop un foyer fiscal ou une entreprise, ils produisent moins, donc rapportent moins, en terme de TVA comme d’imposition directe. Les notions de ”rendement fiscal optimum” ou de ”seuil marginal d’imposition” échappent aux dirigeants français. C’est normal : un pays dirigé par des fonctionnaires de gauche comprend mal les mécanismes de l’économie réelle. Cette surfiscalité est, en partie, la cause et du chômage français endémique (par asphyxie des PME), et des faibles rendements fiscaux.  

Les vraies causes taboues de l’explosion de l’illettrisme

L’illettrisme est un obstacle majeur à l’embauche, même dans les emplois peu qualifiés, et donc un des facteurs importants du chômage des jeunes. La France bat des records : 4,5 millions d’illettrés. 20% des inscrits à Pôle Emploi ne savent pas lire une offre de travail. Le fait de ne maîtriser ni  l’écrit ni le calcul de base interdit toute insertion dans le circuit économique. Par rapport aux années 60, le pourcentage de jeunes illettrés a explosé. Une explication, avancée par Yves de Kerdrel (Le Figaro, 19/02) est, effectivement, que les 30 milliards d’euros annuels de la formation professionnelle sont gaspillés dans les circuits bureaucratiques opaques et que presque rien n’est consacré à l’alphabétisation. Kerdrel précise que plus d’un million d’illettrés sont d’origine étrangère.       

Là réside la vrai clé du problème : ce que personne n’ose formuler ouvertement, c’est que : 1) le système en faillite de l’Éducation nationale pachydermique, incompétente, corporatiste, imbue de pédagogisme gauchiste ne parvient même plus à apprendre à lire, à écrire et à compter, et viole les principes républicains dont elle se réclame avec impudence : les classes modestes qui ne peuvent pas se payer l’enseignement privé payant n’ont droit qu’à de l’enseignement public bas de gamme ; 2) s’ajoute à cela l’impossibilité d’intégrer dans un tel système les masses d’élèves issus d’une immigration déferlante, issues du Maghreb et d’Afrique en majorité ; les statisticiens, politiquement corrects, n’osent pas dire que c’est de là que provient l’immense majorité des jeunes illettrés… Un jeune Beur-Black des banlieues sur deux ne sait ni lire, ni écrire, ni compter. On en fait quoi ? (2)   

Les deux causes principales de l’illettrisme de masse sont donc : la faillite d’une Éducation nationale minée par le gauchisme, et une immigration incontrôlée. Faute de lucidité, l’idéologie dominante a construit un monument qui va automatiquement s’effondrer. On se retrouve en face d’une situation de barbarie – et de future explosion sociale – qui laisse de marbre nos gouvernants, plus stupides que méchants, plus bêtes que cyniques. Aveugles.   

Abstention : l’autre cause cachée.

Aux dernières élections municipales, l’abstention au premier tour a battu un nouveau record historique : 35, 87 % des inscrits, deux points et demi de plus qu’en 2008. Cette tendance inquiétante est en général analysée par les politologues comme une désaffection des électeurs envers la classe politique réputée incompétente et impotente, ou bien comme un signe d’individualisme croissant. Cependant, il existe une seconde explication, taboue. La voici : c’est dans les municipalités où la population d’origine immigrée est la plus forte que l’abstention est la plus marquée. Par exemple, 46, 47% à Marseille et 60% à Roubaix, qui est devenue une ville majoritairement arabo-musulmane.  La hausse de l’abstention est partout proportionnelle, au fil des années, à l’augmentation des inscrits d’origine étrangère. Sans compter ceux qui ne s’inscrivent pas sur les listes.

La réalité est que ces populations se désintéressent de la vie politique française, sauf une minorité. Le concept foireux d’ ”intégration” en prend, là encore, un coup. Mais attention : ces électeurs iront peut-être massivement aux urnes le jour où apparaîtront des listes ”communautaristes”, c’est-à-dire ethniques. Le réveil sera brutal.   

(1) On aimerait des précisions sur le régime fiscal de ce groupe ”musical”. 

(2) Ni les emplois aidés artificiels, ni les obligations de discrimination positive ethnique n’y pourront rien. La masse des jeunes totalement inaptes à l’emploi, même peu qualifié, va croître inexorablement.

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