Bonheur des délinquants et complexe antiraciste de la Justice

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À la suite du projet de loi de Mme Taubira (Garde des Sceaux et militante gauchiste) visant à instituer les « peines de probation », c’est-à-dire la fin de l’incarcération des condamnés à des peines légères ou moyennes au profit de mesures non répressives, ainsi que la fin des sanctions automatiques (1), les policiers de terrain ont réagi. M. Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergies-officiers a déclaré que cette réforme pénale était « ahurissante, dictée par l’idéologie et la culture de l’excuse », ajoutant « si ces mesures sont appliquées, il se passera la même chose qu’avec les lois Guigou en 2001 et la délinquance explosera ». La délinquance a déjà beaucoup augmenté depuis que les socialistes sont au pouvoir, en dépit des effets oratoires de M. Manuel Valls. Ce Don Quichotte hâbleur impressionne autant les braves gens naïfs qu’il fait plier en quatre de rire les voyous.  Poursuivons :      

Le multirécidiviste maghrébin Marouen R…., 18 ans, assassin, après un braquage, de Jacques Blondel, 61 ans, à Marignane, serait certain aux États-Unis (ou dans bien d’autres pays) de passer le reste de ses jours en prison. Mais pas en France. Bien qu’il risque théoriquement la perpétuité. Déjà le procureur adjoint d’Aix-en-Provence Denis Vanbremeersch expliquait dans la presse (26/08/2013), en une langue de bois jésuitique et sirupeuse : « il faut maintenant réparer, avancer vers plus d’intelligence et cela commence par se faire connaître par celui qui n’a pas encore été interpellé. La prison participera à la sanction mais elle ne sera qu’une partie de la solution si elle n’est pas assumée par l’un et l’autre des auteurs dans le respect des victimes et de leurs proches. » De cette bouillie rhétorique, on retiendra : la culture de l’excuse, de la compréhension et du pardon humaniste envers cette racaille ; et, implicitement, que la justice estime qu’une lourde peine de prison n’est pas la solution. La population délinquante adore ce discours angélique de couilles molles. Elle n’a plus besoin de craindre la police, puisqu’elle se sait absoute à l’avance par la déliquescence de la justice et l’aménité croissante des lois.

« La prison ne sera qu’une partie de la solution » glose le procureur : mais non, elle est la seule solution dans ce cas, et à perpétuité. Dans un pays de bon sens, on sait que la réinsertion d’un criminel crapuleux ou fanatique (comme ce Marouen R… et tous ses semblables) est impossible. Seule est envisageable l’éloignement définitif et la neutralisation d’un individu dont le sort personnel n’a aucun intérêt. On sait que la majorité de la population est d’accord, mais qui osera faire un référendum sur la politique judiciaire et pénale ? Nous vivons depuis longtemps dans une démocratie truquée dans laquelle élus et élites imposent au peuple des solutions qu’il ne partage pas. (2) 

Maintenant abordons une fois de plus un sujet qui fâche. Pourquoi ce laxisme judiciaire ? À mon sens, l’explication ne tient pas uniquement à l’idéologie pseudo-humaniste de la gauche (rousseauiste, en fait) qui a pollué toutes les élites. Elle tient aussi (cf. autres articles de ce blog), ce qui relève de la psychanalyse politique, à un complexe antiraciste. En effet, une majorité de délinquants est maintenant d’origine allogène (3) fait très gênant mais incontournable. La sévérité judiciaire apparaît donc, dans la cervelle ramollie par le matraquage idéologique de certaines de nos élites, comme une réponse marquée du péché capital de racisme, réprouvé par le clergé politique de gauche, moralement dominant.  Donc : attention, soyez sympas et tolérants avec qui vous savez ! Autrement, ce serait une impardonnable injustice !  Du racisme !

En revanche, est-il bien certain qu’un Français et Européen de souche, pour les mêmes délits ne serait pas puni avec toute la rigueur des lois ? Bon sujet d’étude pour un vrai sociologue statisticien.

(1) D’un point de vue de la philosophie du Droit, la fin de l’automaticité des sanctions renforce la dérive observée depuis plusieurs décennies en matière juridique : l’appréciation subjective (et idéologique) des juges au détriment de l’objectivité de la loi. Recul du droit positif (issu du droit romain et de la Révolution française) au profit du retour  à un droit de type médiéval et moral. Contradiction complète pour cette ”république” française qui, comme  pour la laïcité ou pour l‘égalité devant la loi, jette sans le dire tous ses principes par la fenêtre.

(2) Et même quand ils sont élus et majoritaires, les représentants ”de droite” n’osent pas appliquer leur programme électoral de réforme et de fermeté.  Tant ils sont effrayés par le magistère des curés de gauche. C’est le mensonge démocratique ou imposture élective de notre système politique.

(3) Environ 90% des délits de violence, crapuleuse ou non, commis dans la région PACA sont le fait d’auteurs issus de l’immigration, les ”Chances-pour-la-France”, tout comme dans d’autres régions.

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