Criminalité, insécurité, émeutes : ça finira mal

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On ne veut pas voir venir l’orage alors que tous les nuages s’accumulent. Nous glissons vers une situation ingérable avec explosion de l’insécurité et des épisodes émeutiers. L’État perd la maîtrise. Analysons les causes (diagnostic) et les conséquences (pronostic) d’une catastrophe inévitable, mais peut-être salvatrice. 

La criminalité et l’insécurité se globalisent et prennent de nouvelles formes, vers de nouveaux territoires. On assiste à une extension du domaine des délinquances, en parallèle à une intensification numérique des délits. Par exemple, depuis quelques années, les agriculteurs et les éleveurs sont victimes de vols croissants d’animaux, de produits de sol et de matériels agricoles, dans la quasi impuissance de la gendarmerie débordée. Ce phénomène est inquiétant et emblématique : car on revient à un état d’insécurité des campagnes et des paysans qui avait complètement disparu dès le début du XIXe siècle. De même, l’école est le théâtre de violences croissantes, parfois mortelles. Sans parler des cabinets médicaux, des services d’urgence des hôpitaux, des commerces attaqués, des vols de métaux et de câblages SNCF et EDF, des pillages de matériels de chantier. La liste est longue. (1)

La ”criminalité en col blanc”, surtout les escroqueries, favorisées par l’économie numérique, connaît elle aussi une vaste expansion, mais elle est moins ”stressante” et déstabilisatrice que la criminalité violente. Bien entendu, il faut aussi mentionner l’expansion du commerce des stupéfiants, qui est devenu un secteur économique à part entière. Un secteur qui est mollement réprimé par les autorités, dans la mesure où l’oligarchie (politique, médiatique et culturelle notamment) est consommatrice de stupéfiants, cannabis et cocaïne en tête. Son intérêt n’est pas dans une répression efficace. Sans s’étendre sur ce sujet, on aura compris…

Depuis le milieu des années 70 en France, les chiffres de la criminalité et de la délinquance – toutes tendances confondues – ne cessent de croître, selon une courbe géométrique, c’est à dire en accélération ascendante. Avec quelques rémissions de courte durée. Et ce, quels que soient les gouvernements, en sachant que sous les pouvoirs de gauche, la dégradation est encore plus rapide. Or cette courbe est rigoureusement parallèle de celle de la progression numérique des populations étrangères et issues de l’immigration, même de nationalité française. Ces populations sont objectivement impliquées dans la grande majorité des faits délictueux et de l’insécurité, de même qu’elles sont massivement surreprésentées devant les tribunaux et dans les prisons. (2)

Les gouvernants et l’idéologie dominante cherchent en vain à dissimuler ce dernier fait, cette évidence perçue par tous, voire même à poursuivre ceux qui la rappellent. Plaisante tentative de casser le thermomètre.

Depuis les années 70, un des secteurs économiques les plus expansifs est celui de la ”sécurité ” : vigiles, dispositifs électroniques de toutes sortes, blindages. Mais rien n’y fait. Les conséquence de cette montée de l’insécurité générale sont : 1) une dégradation du cadre de vie ; 2) un coût  croissant pour tous les secteurs économiques et administratifs ; 2) une baisse de l’attractivité de la France, touristique et économique. (3)

Maintenant, essayons de délimiter les causes de cette situation, d’opérer un diagnostic. Ces causes sont issues de la conjonction de plusieurs facteurs, comme toujours dans une pathologie.

1) Premier facteur : une immigration de masse de populations extérieures qui, en dépit de tous les efforts, n’ont pas pu être intégrées dans le moule socio-économique et culturel français (mission impossible, voir l’article précédent de ce blog) et, de ce fait, qui se tournent, pour un certain nombre, vers la délinquance de prédation.      

2) Deuxième facteur, un mal franco-français : le laxisme généralisé d’une justice anti-répressive qui sape le travail de la police et encourage l’impunité. Une justice qui, de plus, est complètement débordée par l’explosion des délits. Mentionnons aussi les prisons, aux places trois fois insuffisantes, et le refus d’en construire de nouvelles, ainsi que l’impunité généralisée des mineurs. Plus la pression délinquante s’accroît, plus la réponse judiciaire décroît.  Et plus le système carcéral se dégrade. Cercle vicieux.

3) Troisième facteur : l’effondrement de l’Éducation nationale et du système d’apprentissage des métiers. Ils fabriquent des incultes inemployables. Paradoxe : alors que les larmoiements droit-de-l’hommistes et humanitaires n’ont jamais été aussi dégoulinants, la jeunesse est en proie à des productions vidéos sanguinaires, multimédia. Sans oublier la propagande islamiste ultraviolente sur Internet qui tourne la tête de beaucoup de jeunes des banlieues à problèmes.

Passons au pronostic : toutes ces causes vont mécaniquement s’amplifier. Et la situation s’aggravera d’autant plus qu’un autre phénomène se développe à toute allure : le décrochage économique, social et culturel de jeunes générations issues de l’immigration toujours plus nombreuses. Dans de multiples quartiers, le taux d’illettrisme dépasse largement les 50% (20% pour l’ensemble de la population recensée ”française” de 18 ans !). Ces masses de jeunes en augmentation constante (démographie) n’ont aucune perspective d’emploi. Seuls leur restent l’assistanat (emplois aidés) et surtout l’économie criminelle et souterraine, productrice automatique de violences.

En dehors de cette activité, ces jeunes populations sont de plus en plus tentées par les émeutes systématiques. Ces dernières agrègent, dans un mélange de ludisme de déprédation, d’affirmation ethnique et de désir de pillages, des bandes qui, à l’occasion de manifs ou de fêtes publiques les plus diverses, de prétextes locaux, créent des situations insurrectionnelles. Pour l’instant de basse intensité, mais dans un avenir proche, de haute intensité. Face à cette situation, les forces de l’ordre seront rapidement débordées.   

Ajoutons à cela la présence sur le territoire de centaines de jeunes aguerris et fanatisés par le djihad islamiste, de retour de Syrie ou d’ailleurs, ce qui risque d’ajouter le terrorisme à la panoplie explosive. Sans oublier l’accroissement prévisible, favorisé par l’effondrement des frontières européennes intérieures et extérieures, de l’implantation des mafias étrangères de tout type. (4)

 Nous nous dirigeons ainsi vers un chaos multidimensionnel, ingérable par l’État. Mais la nature a horreur du vide. La principale mission de l’État, fondement du contrat social depuis les Cités grecques et Rome, est l’obtention de la sécurité en échange de la contribution fiscale. Si ce pacte se rompt, la société se réorganise en dehors de l’État devenu impuissant.

Dans les années à venir, il est malheureusement très probable que se créeront des milices d’autodéfense civiques qui vont se substituer à une justice défaillante et à une police ou une gendarmerie découragées et impuissantes. Ce sera un processus très grave de délitement de l’État. Mais, ce ne sera pas nouveau : on l’a vu à la fin de l’Empire romain et au début du Moyen-Âge. Dans les milices citoyennes, il y aura très probablement de très nombreux policiers et gendarmes qui, après tout, eux aussi, sont des parties prenantes de la société avant d’être les serviteurs d’un État en plein naufrage. (5) 

Ce cocktail explosif de criminalité, d’insurrections et de révoltes ethniques marquera l’entrée dans un âge de barbarie dont nous ne sentons pour l’instant que les prémisses. Un pays éclaté en ”communautés”, en proie au désordre quotidien, avec des millions de jeunes d’origine extra-européenne qui refusent le pacte social malgré la ”discrimination positive” dont ils bénéficient, avec aussi l’islam en embuscade, ne pourra en aucune manière préserver et maintenir sa ”République” (6) ni la moindre prospérité économique. 

La situation peut s’avérer plus grave encore que dans les Balkans ou au Proche-Orient. Imaginons un autocar dans lesquels les passagers s’écharpent et qui dévale une pente, sans freins ; ou pensons à cette description de l’éthologue américain Robert Ardrey : « un train de munitions qui fonce, tous feux éteints, dans le brouillard nocturne ». Mais l’ordre, l’équilibre, l’harmonie, la renaissance, la reconquête ne peuvent ressurgir, selon toutes les leçons de l’histoire, que de l’aboutissement nécessaire du chaos. Il faut simplement préparer la réaction créatrice,  dès maintenant.

 C’est drôle : les journalistes français sont fascinés par une possible guerre civile en Ukraine. Peanuts. Alors que c’est en France qu’elle commencera. Il va y avoir du sport.

NOTES

(1) De 7.000 vols agricoles constatés en 2010, on est passé à 10.000 en 2013 (+ 40%). Toujours en 2013, on a recensé dans les hôpitaux parisiens 1343 agressions physiques et verbales et 2056 atteintes aux biens. Il s’agit uniquement des faits déclarés à la police.

(2) Provenances majoritaires : Maghreb, Afrique sub-saharienne, Europe balkanique et du sud-est.

(3) Personne n’a osé le dire, mais une des raisons (pas la seule) des échecs répétés de la France, et notamment de Paris, à obtenir du CIO la tenue des Jeux olympiques – alors même que la France en était l’initiatrice avec le baron de Coubertin, et que le français en est la langue officielle – est l’insécurité chronique de certaines parties de la région parisienne. On aura compris pourquoi.

(4) Il n’existe aucune protection des frontières de l’UE contre l’immigration illégale massive. Le dispositif ” Frontex” de protection des côtes européennes se borne à assurer l’assistance maritime aux ” réfugiés”  en péril de naufrage mais nullement à les refouler ou les dissuader. Donc, il fonctionne comme un encouragement à l’immigration illégale.

(5) L’armée française, financièrement exangue, est chargée de maintenir un semblant d’ordre en Centrafrique. Amusant…Demain, en France ? 

(6) Plus on parle de ”République”, plus on l’invoque comme une incantation, moins ses principes sont respectés. De même pour le concept à géométrie variable de ”démocratie”. Les mots et les choses : l’enflure des premiers compense l‘absence des secondes. Réfléchissez aussi au concept de ”Résistance” qui a été complètement détourné de son sens.  

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