Effondrement du niveau en histoire-géo. Conséquences et causes

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En juin, l’Éducation nationale vient de mesurer le niveau des connaissances en histoire et géographie d’un échantillon de 5.000 élèves, en comparaison avec 2006. Résultats catastrophiques. La chute continue depuis une vingtaine d’années. La moitié des collégiens ne possède pas les connaissances de base. Seuls s’en sortent ceux qui ont des « connaissances culturelles personnelles », acquises hors de l’enseignement, dans leur famille. Autrement dit, les enfants de familles aisées. Joli résultat pour un système d’Éducation nationale qui se voulait égalitaire mais rétablit en fait les privilèges de naissance par la nullité de son enseignement.

Le problème est le même dans les autres matières, comme le révèle le classement de la Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) : sur 65 pays, la France a plongé au 22e rang, tant en lecture qu’en mathématiques, la chute étant de 14 points entre 2003 et 2009. En première année d’enseignement supérieur, 1/3 des étudiants ne savent pas prendre des notes.

Quelles sont les conséquences de ce naufrage ? 1) l’émergence en France de futures générations incultes, demi illettrées et donc incompétentes ; ce qui aura un impact traumatique sur le niveau culturel, économique et technologique. Et ce, d’autant plus que la fuite des jeunes cerveaux vers l’étranger s’accentue, remplacés par des Bac-6 en provenance d’où l’on sait. 2) L’effondrement du niveau en histoire et géographie inaugure une génération déracinée, coupée de toute identité, qu’elle soit française ou européenne.

Voyons maintenant les causes : 1) Bien sûr, le délitement de l’Éducation nationale adipeuse, fabrique de cancres, premier budget public, qui, pourtant, continue d’embaucher des enseignants bas de gamme !   Pédagogisme, anti-sélection, anti-discipline : les maux sont connus mais le mammouth syndiqué et surprotégé ne veut pas bouger de son marigot. 2) Le fait, totalement tabou, qu’une part croissante des élèves est allogène, originaire d’Afrique et du Maghreb, aux capacités générales réduites, ne portant aucun intérêt, par exemple, à l’histoire de France et à sa culture. Ajoutons à cela l’hétérogénéité ethnique et de niveau de classes ingérables où les meilleurs sont tirés vers le bas. 3) L’ahurissement culturel dans lequel baignent les jeunes générations, celles  du smartphone : présentisme, consumérisme compulsif, absence de curiosité, narcissisme, refus de l’effort, intelligence simplifiée. Bref : néo-primitivisme.

L’avenir, dans tout ça ? Nous nous dirigeons rapidement vers une société à deux vitesses culturelles. Une minorité toujours cultivée et une masse hétéroclite inculte et globalement peu compétente mais hargneuse et revendicative. Le terme de barbarie est pertinent. Terrible plongeon pour la France, et pour plusieurs de ses voisins, à moins d’un sursaut révolutionnaire, toujours possible mais nécessairement tragique.  

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