Hollande et Julie Gayet : déjà la rupture ?

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Ne faudrait-t-il pas qu’enfin une femme soit présidente de la République pour redresser la France ? C’est la question qu’on peut se poser après le feuilleton des frasques du président macho François Hollande, par ailleurs hypocrite défenseur du féminisme. D’après les médias anglo-saxons, l’histoire Hollande-Gayet, c’est du pschitt . Faisons le point, si vous le voulez bien.

Les paparazzis et tous les magazines ou sites people sont sur les dents : est-ce que François Hollande revoit Julie Gayet, son actrice préférée, après l’éviction (la répudiation peu classieuse) de la malheureuse Valérie Trierweiler qui a perdu son poste à l’Élysée –payé par vos impôts– et qui se retrouve reléguée loin des feux de cette rampe médiatique qu’elle aimait tant ?  

Un clou neuf chasse l’ancien : Julie a chassé Valérie, comme Valérie avait chassé Ségolène. En tout cas cette dernière, qui a l’âme d’une Messaline, ne doit pas être mécontente de la claque magistrale qu’a prise sa rivale.

(Voir précédent article sur ce sujet).

 En tout cas, après l’épisode calamiteux où l’amant présidentiel s’est fait surprendre en scooter par un photographe qui le filait en train de se rendre chez sa maîtresse (un paparazzo qui aurait pu être un tueur), les services de sécurité de l’Élysée, d’un niveau professionnel très moyen (1), sont à cran parce qu’il faut empêcher les paparazzis de piéger une nouvelle fois François dans ses escapades. La seule solution, pour les tourtereaux, c’est de se retrouver à l’Élysée. Julie doit y entrer et en sortir par une porte dérobée, comme jadis Mme Steinheil, la maîtresse du président Félix Faure qu’elle vit mourir dans ses bras.

Inutile de vous dire qu’à l’heure qu’il est, des escouades de paparazzi à téléobjectifs, de plusieurs nationalités, sont planqués dans les appartements des immeubles qui entourent l’Élysée et ses dépendances en attendant que la jeune actrice, même déguisée en garde républicain moustachu, se présente. D’autres sont cachés dans des voitures ou des camionnettes. 

De même, tous les déplacements de François Hollande et de Julie Gayet sont observés comme de l’huile sur le feu par les professionnels du piège photographique, qui savent très bien déjouer la surveillance policière. Donc, si les deux amoureux veulent se revoir normalement sans tomber de nouveau dans le ridicule de la photo volée, il faut qu’ils officialisent leur relation. Ce qui n’a pas été fait. Ou du moins, pas encore. D’où le soupçon des tabloïds anglo-saxons : le problème serait que…. les deux tourtereaux ne se verraient plus trop, voire pas du tout. Les mauvaises langues ajoutent : bien que François Hollande ait laissé entendre que Julie serait un jour la ”première dame” – erreur de com majeure – il n’est pas sûr que la jeune comédienne soit d’accord et veuille faire sa vie avec Pépère ou Flamby, selon les surnoms désobligeants dont ses amis socialistes, peu respectueux, affublent notre petit président.

Les salles de presse londoniennes des tabloïds, dont la méchanceté recouvre parfois une vérité et parfois une erreur, bruissent de cette rumeur, relayée par la Toile : Julie Gayet aurait séduit François Hollande, pour améliorer sa notoriété. Et lui, naïf, jaloux de Sarkozy, aurait voulu se pavaner avec une jeune actrice qui pourrait rivaliser avec Carla Bruni. Peanuts ! Mais, maintenant qu’elle a réussi son coup, ne va-t-elle pas prendre la poudre d’escampette ? Le raisonnement repose sur le constat suivant, diffusé par les médias people anglo-américains, les plus méchants brocardeurs du monde : Julie pourrait n’être pas aussi amoureuse de François que Carla semble l’être de Sarko. L’une et l’autre  n’auraient pas du tout la même stratégie.

En effet, alors que Carla est l’épouse de Sarko dont elle a eu un enfant, mari qui lui permet tout de même de booster sa carrière de chanteuse deux étoiles (2), époux dont elle espère à 5 contre 1 qu’il sera de nouveau élu à l’Élysée, Julie est dans une configuration plus inconfortable. Elle est déjà une actrice confirmée. (3)

Elle ne parierait qu’à 1 contre 5 que Hollande soit réélu en 2017. Elle aurait moins besoin de lui que lui d’elle ; le couple serait d’une fragilité de cristal. À moins d’un grand amour désintéressé – qui existe davantage dans les romans et les séries télé que dans la vie des gens médiatisés – les observateurs psycho-people anglo-saxons estiment que la relation entre le petit président et Mlle Gayet n’aura été qu’une passade. Et que la rupture est déjà consommée. De plus, autant un Sarkozy battu à la présidentielle a pu garder une stature nationale et internationale (du fait de sa personnalité, même controversée), autant un Hollande, s’il est éliminé en 2017, voire même avant par une crise politique grave, retombera dans l’anonymat. Voilà qui n’est pas propice à séduire une jeune femme.

Le scénario à suivre serait donc qu’entre Julie et Flamby, c’est déjà une histoire finie. Comme toutes les actrices qui changent de chevalier tous les ans, elle aura le prochain dans peu de temps, suggèrent les vampires de la planète people anglo-saxonne. Elle n’a pas intérêt  à se montrer avec un homme, même pour lui sourire ou lui serrer la main.  C’est pourquoi les paparazzi  traquent Mlle Gayet comme un lapin le jour de l’ouverture de la chasse, afin de prendre sa vertu en défaut.   

Bien entendu,  cette version des faits est sujette à caution. Mais l’essentiel n’est pas là. Sur le plan international, cette affaire aura largement décrédibilisé François Hollande. Les médias audiovisuels anglo-saxons s’en sont donnés à cœur joie de le brocarder quand il est arrivé seul à Washington, sans la First Girl Friend. Comme au niveau national, le président ne fait pas sérieux. D’ailleurs, on remarquera que sur le dossier brûlant de l’affaire ukrainienne, ce n’est pas lui qui est à la manœuvre en Europe entre Poutine et Obama, mais M. Cameron et Mme Merkel.  Comment faire confiance à un homme dont les stratégies de drague des actrices de cinéma semblent prévaloir sur sa fonction ? ”Vous avez  vu comme je sais racoler les jolies nanas ?”  Et il sourit, en lançant une de ses petites blagues.

Ce qui est plaisant de constater, c’est que lui qui se gaussait de son ennemi juré Sarkozy étalant sa vie privée et ses amours, a fait pis, en version tragi-comique.  Il en est souvent ainsi dans les relations de ressentiment et de rivalité : on donne le même spectacle que celui qu’on fustigeait chez l’adversaire, en plus médiocre encore. C’est l’imitation de l’ennemi, toujours perdante.  

 Ce qui est dramatique avec François Hollande, c’est que la presse internationale retient plus ses aventures de c…oeur que sa politique intérieure (catastrophique) et sa politique extérieure (erratique). Un amateur à la tête de la France. Obama l’invite à faire le clown à Washington et l’emmène faire un tour dans son avion (le petit Air Force One, pas le grand) mais il ne daigne pas l’appeler quand surgit un grave problème international. Brave homme, par ailleurs, qui n’a absolument pas mesuré l’importance de sa fonction, ni évidemment compris ce que signifiait le mot ”France”. Pour lui, c’est l’expression ”parti socialiste” qui compte.  Destin d’apparatchik., avec un talent, non pas d’homme d’État, mais d’homme de parti et d’appareil.   Chirac n’avait pas tellement plus d’idées que lui mais au moins il maintenait une certaine prestance. En étant ridiculisé personnellement dans son comportement, devant tous les médias du monde, ce petit président  se rend-il compte qu’il ridiculise son pays ?  En se voulant un homme ”normal”

 À force de se comporter comme des acteurs de cinéma qui veulent séduire les femmes et se pavaner devant les médias plutôt que de servir la France, les mâles politiques se déconsidèrent. François Hollande aura été un petit macho désespérant. Le jour où une femme sera présidente de la République, elle sera certainement plus professionnelle que tous ces machos qui sont de faux mâles

1). L’affaire Patrick Buisson des enregistrements clandestins à l’Élysée, a démontré l’amateurisme des services de protection. 

2). Nicolas Sarkozy assiste aux concerts de  son épouse Carla Bruni, ce qui le médiatise. Il profite d’elle. Mais, à l’inverse, Carla Bruni profite de la présence de Sarko pour se vendre. Entre Carla et Sarko, il y un pacte gagnant-gagnant. Entre Julie et Flamby, il n’existe rien que…l’amour. C’est maigre.

3).  Évidemment, elle n’est ni  Bardot, ni Adjani, ni Deneuve, ni Sophie Marceau etc. parce qu’elle entame sa  médiatisation un peu tard en âge. Sa liaison avec Hollande peut desservir sa carrière parce qu’on l’associera à un looser politique.    

   

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