Julien Dray et son ADN communiste

par

Cofondateur de SOS Racisme et vice-président socialiste de la région Ile-de-France, Julien Dray a tenu des propos très révélateurs de son idéologie profonde au Talk Orange-Le Figaro, enregistré le 23 septembre. Des propos emblématiques du déni de réalité des idéologues socialistes souvent, comme Dray, issus du culte trotskiste. Quelques exemples de contre-vérités et d’analyses tordues :

Tout d’abord, à propos de l’impopularité de M. Hollande, de l’explosion fiscale et de l’anémie économique persistance, inlassable créatrice de chômage : « le choc fiscal, ce n’est jamais agréable, mais il y avait un effort à faire ». Puis : « c’est la première fois qu’un gouvernement de gauche fait autant d’économies […] Ça devient problématique dans un certain nombre de secteurs publics où la réduction des effectifs va devenir dangereuse ». Autrement dit, le matraquage fiscal est nécessaire et on fait peut-être trop d’économies, notamment en réduisant le nombre de fonctionnaires. M. Dray sait-il que ce nombre continue d’augmenter et que la fonction publique française, pléthorique et surnuméraire, est, proportionnellement la plus nombreuse au monde avec Cuba et la Corée du Nord ? M. Dray ressemble à un médecin qui prescrirait du whisky à un alcoolique.

Ensuite, il prononce cette phrase : « s’il y a un conseil à donner au président, c’est de remettre tout ça en cohérence ». Son entourage manquerait « de gens compétents, capables d’expliquer ». Lui ? Il conclut : « il est important de faire de la pédagogie sur les impôts ». Par exemple, d’expliquer qu’ils sont indispensables pour payer les 6 millions de salariés publics, pour entretenir leurs retraités privilégiés, pour tenir à bout de bras un État-Providence qui ponctionne les familles françaises laborieuses de la classe moyenne pour aider les improductifs et les parasites, souvent faux demandeurs d’asile et clandestins ? Julien Dray, dans l’air du temps de la classe politique, avoue par là ce fait qui mine la démocratie : la communication est bien supérieure à l’action concrète et aux résultats réels. 

Si l’on y réfléchit, cette dérive est inquiétante. Car la ”com” n’est rien d’autre que la propagande, destinée à camoufler le réel et à faire prendre au peuple des vessies pour des lanternes. Comme dans les régimes communistes. Dray ne dit pas ”le gouvernement fait une mauvaise politique”, mais ”le gouvernement fait une mauvaise propagande”.

Enfin, sur le FN, reprenant des propos de Manuel Valls, Dray s’est indigné des propos de Marine Le Pen qui accusait les gouvernants ”de faire de notre pays la catin d’émirs bedonnants du Qatar et de l’Arabie saoudite ”.  Le FN (dont que le PS commence à redouter , autant que l’UMP) « n’est pas dans le pacte républicain » en « faisant peur à la France ».  Sous-entendu : le FN est fasciste et anti-démocratique quand il dit la vérité sur les dangers réels. Là encore, implicitement, le devoir politique ”démocratique”, c’est de mentir au peuple, de l’endormir, de minimiser les maux. Comme dans les régimes communistes.

Enfin, cet argument spécieux : « c’est la première fois que j’entends une dirigeante parler de son pays en disant que c’est une catin. Ça me blesse profondément, je ne supporte pas qu’on parle comme ça de la France. C’est un parti qui n’aime pas son pays, qui passe son temps à le dénigrer ». Un médecin qui fait le diagnostic des pathologies de son malade ne l’aime donc pas et le ”dénigre”. Toujours la même logique, fondée sur le mensonge politique et l’inversion sémantique du concept de démocratie : il serait anti-démocratique et anti-national de dire au peuple le menaces qui pèsent sur lui, de lui révéler la véritable situation. Là encore, comme dans les régimes communistes (ou totalitaires en général), la vérité (Pravda), c’est que tout va bien ; et ceux qui disent le contraire commettent un crime antisocialiste.

Vous aimerez peut être