La récession n’est pas provoquée par l’austérité mais par le fiscalisme

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Petite leçon d’économie (cf. autres articles de ce blog sur ce sujet) : ce sont majoritairement les PME privées qui créent des emplois, donc la croissance, par investissements et innovations. La récession n’est pas provoquée par la rigueur qui vise à réduire les dépenses de l’État, mais par la pression des charges et de la fiscalité, inspirée par l’idéologie socialiste stupide, qui décourage et fait fuir les entrepreneurs et les investisseurs.

Depuis que les socialistes sont au pouvoir, la hausse des prélèvements obligatoires sur les entreprises a été de 22 milliards d’euros en 2012 et de 33 milliards en 2013. Et ça va continuer. Sans compter le matraquage fiscal en constante hausse sur les classes moyennes, les épargnants/investisseurs et tous ces salauds qui se sont enrichis en entreprenant et qui osent investir dans des start-up. Matraquage qui fait baisser les recettes fiscales puisque « trop d’impôts tue l’impôt » selon le théorème d’Arthur Laffer. Les prélèvements atteindront 46,5% du PIB en 2014, record mondial. La France est devenue une usine collectiviste à créer des chômeurs, des assistés, des emplois aidés et des fonctionnaires. Sans parler des rentes de situation et des privilèges scandaleux créateurs de déficits abyssaux : régimes corporatistes de retraites, intermittents du spectacle, etc.

S’en prendre au ”capital”, le taxer, selon une logique para-marxiste ignorante et démagogique, c’est tuer la poule aux oeufs d’or, c’est-à-dire  la source vive de l’investissement, de l’innovation et donc de la compétitivité et, au final, de l’emploi. Mais contre la bêtise passionnelle et l’ignorance, la raison et l’expérience économiques ont peu de chances. L’État socialiste a créé une espèce de banque d’investissement bidon, faiblement dotée, dont le but est de prêter aux PME ; ainsi que l’usine à gaz d’un « crédit d’impôt ». Ces dinosaures administratifs ne fonctionneront jamais. On donne 10 d’une main après avoir soutiré 100 de l’autre. La seule solution est de laisser tranquilles les entreprises et de ne pas les surtaxer. Elles connaissent leur métier (investir, innover, embaucher) bien mieux que les politiciens, les apparatchiks et les énarques des cabinets ministériels pléthoriques.

 Certes, à l’origine de la crise cyclique commencée en 2007, il y a bel et bien eu la dérégulation et la spéculation en ligne d’un système financier international s’adonnant à un jeu de casino. Mais ceci n’aurait pas été possible sans l’endettement démesuré d’États-Providence clientélistes. Mais ce n’est nullement l’austérité (assez légère et insuffisante d’ailleurs), nécessairement créée pour rembourser cette dette, qui provoque la récession et le chômage. C’est le fait que l’effort d’austérité (pour combattre les déficits) ne porte pas sur les dépenses de fonctionnement et les prestations aberrantes de l’État-Providence mais sur des prélèvements confiscatoires au détriment des acteurs économiques efficaces.

Ce qui fait qu’avec un tel fiscalisme, même en cas de reprise conjoncturelle cyclique, la France restera dans le rouge.  Dès aujourd’hui, la France connaît un taux de chômage réel double de celui de l’Allemagne. Errare humanum est ac perseverare diabolicum. 

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