Le cas Trierweiler : népotisme illégal ?

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Mme Trierweiler, maîtresse du président de la République, bénéficie à l’Élysée d’un bureau privé avec collaborateurs et salaires, pour un job évidemment ”humanitaire”. Cela dit, M. Hollande n’a fait que suivre la pratique népotique de certains de ses prédécesseurs. Néanmoins, cette pratique peut être interprétée juridiquement comme un détournement de fonds publics. Mais personne, dans l’opposition, n’ose soulever le problème. La peur. Je suggère que des contribuables se portent partie civile et saisissent la justice. Est-il pertinent et  légal que Mme Trierweiler bénéficie d’émoluments ponctionnés sur le budget de la présidence  de la République ? Quelles compétences possède-t-elle ? Est-ce compatible avec le code des Finances publiques ? Il serait intéressant de faire un audit public sur le travail de cette journaliste. La Cour des Comptes devrait se pencher sur la question.

En quoi le fait d’être la ” compagne” du président de la République autorise cette personne à entretenir des collaborateurs et à bénéficier de l’argent public ? Imagine-t-on Mme de Gaulle salariée de Élysée ? Cela dit, avant le cas de Mme Tierweiler, il y a eu celui de l’épouse de M. Sarkozy, la chanteuse et mannequin  de mode Carla Bruni, qui ne s’est pas gênée non plus, en dépit de sa fortune, pour avoir son petit bureau à l’Élysée. Combien par mois ?

Ces méthodes sont parfaitement indignes de l’esprit républicain  mais ça passe comme de l’eau de rose sur les ailes d’un papillon.

Mitterrand avait inauguré cette pratique népotique en faisant entretenir et en logeant sa ”deuxième famille ” aux frais de l’État. En toute impunité.  

Pour redevenir sérieux, d’un point de vue juridique, il serait envisageable de mener une action – dans un premier temps comme enquête judiciaire, après plainte de contribuables – concernant les sommes éventuellement perçues par les personnes en cause (Mme Trierweiler, Mme Bruni) sur les affectations budgétaires de  l’Élysée aux compagnes ou épouses des présidents élus et aux personnes salariées à leur service. Car il est parfaitement illégal qu’un président de la République (qui n’est plus un Roi de France mais un élu du peuple) offre à son épouse ou à sa compagne une rente de situation avec bureau et collaborateurs. Il est seulement autorisé à héberger sa famille dans son logement de fonction. 

Mme Trierweiler est-elle dans une situation de ”prise illégale d’intérêt ” ? Dans un pays anglo-saxon, en Allemagne, dans un pays scandinave,  il y a longtemps que la presse libre aurait mis le nez  dans ce genre de combine. Une enquête poussée s’impose sur les activités de la « first girl friend » comme disent les Américains et de la mansuétude dont elle bénéficie. (1) Un audit financier – et une enquête administrative – sur  ses activités à l’ombre du président de la République s’impose.

(1) Arrêté par la police pour une histoire de drogue, un fils de Mme Trierweiler a été relâché et jamais inquiété. Démocratie et égalité, n’est-ce pas ?   

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