Le gag de la « justice sociale »en France

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Les principes socialistes de justice sociale recouvrent une énorme imposture historique. Ils se fondent sur l’hypocrisie idéologique et le retournement du sens des mots (logique orwellienne). Sans s’attarder sur le destin des régimes communistes, il est intéressant d’examiner les résultats des politiques de ”justice sociale” dans l’État Providence français. Ce modèle, mis en place sous l’influence d’une métapolitique marxiste ou para marxiste, dès l’après-guerre, a été conforté après Mai 1968 par l’entrisme des trotskistes dans tous les partis et syndicats de gauche.

Ces trotskistes embourgeoisés ont reproduit, en plus soft, le système des privilèges corporatistes des apparatchiks staliniens. La ”droite”, moralement paralysée, n’a jamais eu le courage de réagir. Il faut dire qu’elle a en face d’elle une néo-classe (minoritaire) de millions de privilégiés des secteurs protégés et  des médias globalement aux ordres de l’idéologie hégémonique. 

Si l’on veut résumer les choses avec un certain humour grinçant, dans la France d’aujourd’hui, la ”justice sociale”, c’est :  

a) Le privilège d’emploi à vie pour tous les fonctionnaires titularisés ou assimilés, ou salariés des entreprises publiques ou semi-publiques. Sans sanction, sans garantie d’efficacité. Aux frais de la nation.

b) Le privilège de retraites égales au dernier salaire à faible cotisation et à taux de pension supérieur pour lesdites catégories, retraites financées par la ponction fiscale et par un prélèvement sur les cotisations du secteur privé et libéral.  D’où le fait que ce secteur cotise plus et perçoit moins.

c) Le privilège du ”jour de carence” pour les congés maladie accordés aux fonctionnaires et assimilés, ainsi que la faiblesse des contrôles et l’absence des sanctions pour abus ; ce qui provoque un taux d’absentéisme triple dans le secteur public.

d) Un temps de travail nettement moindre dans le secteur public et assimilé, auquel s’appliquent  rigoureusement les 35 h, les RTT et un nombre supérieur de semaines de congés payés ; ce qui induit un surcoût payé par le contribuable. Les PME et le secteur libéral ne peuvent, majoritairement, pas suivre ; le temps de travail annuel y est, en moyenne, de 20%  plus élevé.

e)  Des privilèges de gratuité de consommation et de services pour les agents et leur famille (EDF, SNCF, etc.), de prêts à taux bas,  des prestations gratuites de loisir (Comités d’entreprise), etc., le tout aux frais de la nation.

f) Le financement public de syndicats pseudo ”représentatifs” qui fonctionnent comme des corporations médiévales protégées (appuyées sur un discours marxiste, bien sûr), avec leurs bataillons d’apparatchiks intouchables même par la justice ; sans oublier les grèves des agents publics, pour des motifs soit illégaux ( c’est-à-dire politiques et non professionnels), soit purement corporatistes sans aucun souci de l’intérêt général ; avec, en prime, très souvent, le paiement dissimulé des jours de grève. 

g) Les régimes spéciaux d’allocation chômage pour des professions protégées (Intermittents du spectacle) qui plombent l’équilibre financier du régime national et sont supportées par l’ensemble des cotisants ; et sans contrôle sérieux du temps de travail réel.

h) Les limitations croissantes de liberté du travail (stagiaires, apprentissage, travail à temps partiel, travail dominical et des jours fériés interdit, charges pour les emplois à domicile) qui, au nom de la ”justice sociale”, provoquent chômage des jeunes et travail au noir.  

i) L’inégalité fondamentale de traitement dans le domaine des soins, de l’assurance maladie entre les bénéficiaires des secteurs protégés (Fonction publique et assimilés) et les cotisants du secteur privé. Ces derniers en sont de leur poche et, sauf fortune personnelle, beaucoup moins bien soignés. Ce qui est scandaleux, c’est que les seconds financent les premiers à leur propre détriment.

h) La préférence étrangère : l’aide médicale d’État (AME) pour les clandestins illégaux – prise en charge médicale totale – dont ne bénéficient pas les Français du secteur privé et libéral, même très modestes ; les allocations versées et les facilités de logement accordées aux demandeurs d’asile même déboutés en première instance, dont ne bénéficient pas non plus les susnommés. La liste est longue.     

i) La discrimination positive sur une base essentiellement ethnique, au nom de l’idéologie ”antiraciste” de la diversité, en fait objectivement raciste : embauches prioritaires et par quotas (y compris dans les grands groupes privés, fortement incités), aides et subventions et attributions de logement sociaux sur des critères ethniques.

 Qui supporte cette ”justice sociale” pour privilégiés médiocres et parasites de toute obédience ? Les forces vives de la nation de souche, le secteur privé et créatif. Cette plaisanterie n’est pas durable, car, dès maintenant les expatriations augmentent. Le pouvoir et l’idéologie dominante essaient de masquer ces injustices inégalitaires par de faux nez : le ”mariage pour tous”, la  ”parité” entre les sexes,  la limitation de salaire des grands patrons du public,  les 75%,  gadgets idéologiques. Tout est fondé sur des sophismes.

Ou plutôt sur une imposture, celle de la ”république” et de la mythologie de la Révolution française  dont les principes sont foulés aux pieds. La notion de ”service public” est détournée de son sens au profit d’une néo-classe de privilégiés qui vote à gauche, majoritairement. La droite politicienne n’a rien changé à tout cela : elle est paralysée, moralement et idéologiquement, empêtrée dans sa mauvaise conscience. Face à une idéologie médiévale et corporatiste masquée sous un discours pseudo républicain, sous les remugles marxistes d’ancien trotskistes cyniques. Le socialisme, sous toutes ses versions, appelle ”justice sociale” et ”égalité” la protection d’une caste de fonctionnaires et assimilés, surnuméraires, avec ses mandarins au sommet. Si la majorité des fonctionnaires vote à gauche, ce n’est pas par conviction mais par intérêt de classe. (1)

Maintenant, quelle pourrait être la véritable justice sociale ? Vous prenez tous les points évoqués plus haut et vous les inversez diamétralement. C’est tout d’abord l’exclusion des étrangers des prestations sociales, comme du droit électif, à l’image de tous les pays du monde, sauf de l’UE qui marche les pieds sur la tête. Ensuite, c’est l’égalité rigoureuse des allocations, des régimes sociaux, des aides médicales, des pensions de retraite et des avantages divers entre tous les citoyens, quel que soit leur statut socio-professionnel. En troisième lieu, c’est l’égalité proportionnelle devant l’impôt et non plus la progressivité. Enfin, c’est la limitation de l’assistance sociale à celles ou ceux seulement qui ne peuvent pas subvenir à leurs besoins. La justice sociale a pour corollaire la responsabilité civique, l’égalité de traitement entre citoyens et la préférence nationale. Ces principes révolutionnaires de 1789 doivent être réhabilités. 

Cf ma brochure : La nouvelle lutte des classes, Éd du Lore.

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