Le rêve secret de Nicolas Sarkozy

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Pour 2017, l’ancien président évincé en 2012 rêve à un scénario de politique-fiction. J’avais prévu cette hypothèse mais elle vient de m’être confirmée par un(e) ami(e) – espion(ne) dont je tairai le nom – qui a ses entrées 77 rue de Miromesnil et qui me demande de faire état sur mon blog de confidences, d’allusions, de lâchages que commet l’ancien président quand il tient salon. Ce qu’il adore faire. 

M. Sarkozy n’est pas Talleyrand. De tempérament emporté et extraverti, (vantard, dirons les méchants) il ne peut pas se retenir de dévoiler son jeu quand il a des as en main. Il faut qu’il parle. Donc, M. Sarkozy, conscient d’avoir déçu les Français, est fasciné par le fait qu’il repart en popularité. Cette ”sarkonostalgie” est évidemment alimentée, analyse-t-il, par un François Hollande (« pingouin perdu sur la banquise ») qui est laminé par le principe de Peter – ou principe d’incompétence –, à la tête d’une tribu qui part dans tous les sens en se chamaillant. La gauche au pouvoir, à plat dans les sondages, a peu de chance de remonter car elle n’aucune chance de réussir. Bonne analyse.

Autre bonne analyse de M. Sarkozy pour expliquer cette nouvelle ”sarkonostalgie” (qui devra se transformer en sarkomania) : l’absence de leader crédible à l’UMP pour le contrer. M. Copé sera « toujours un éternel second rôle qui se prend pour une tête d’affiche ». M. Fillon est le « grand spécialiste pour se tirer tous les mois une balle dans le pied », dépourvu de tout bon sens stratégique. (C’est vrai que taper sur son ex-patron quand on a été 5 ans à ses ordres, ce n’est pas finaud). Ni Bayrou, ni Borloo (« du bégaiement, du programme illisible »), ni les Bertrand, Vauquiez, Baroin et consorts (« petits poissons ») ne l’inquiètent. Seule NKM pourrait être menaçante, mais  « elle est brillante, cette nana, sauf que son style grande bourge est déphasé avec le logiciel du pays réel ». Bien vu.

M. Sarkozy veut évidemment se représenter en 2017, quoi qu’il ait dit.  Il ne craint donc pas de concurrence crédible dans les rangs de l’UMP. Et surtout pas dans ceux de l’association « Les Amis de Nicolas Sarkozy », qui ne sont là que pour devenir ministres ou directeurs de cabinet en 2017. C’est une écurie. Ses « potes », pas ses « rivaux ». Pour la France, bien évidemment…

M. Sarkozy, m’explique mon ami(e) espion(ne), est très optimiste. Il ne pense pas que la situation changera d’ici 2017. La gauche au pouvoir s’enfoncera toujours plus et enfoncera encore plus la France. Personne dans le camp UMP se surgira pour être un concurrent sérieux.  ”Il a, me dit mon/ma correspondant(e), une vision assez statique des choses, mais sait-on jamais ? ” L’ancien président possède , en tout cas, une certitude : grâce à la mollesse de l’UMP comme force d’opposition, délitée et affaiblie par les ralliements locaux au Front National, et grâce à la catastrophique et erratique politique de la gauche au pouvoir, ledit Front National a un boulevard devant lui. Ça n’a pas l’air de gêner l’ancien président. « Aux européennes, le FN peut arriver en tête. Et alors ? »

D’où évidemment, nœud du problème : l’échéance de 2017. D’après mon espion(ne), M. Sarkozy espère un second tour de la présidentielle qui l’opposerait à Marine Le Pen. « Elle fera comme son père contre Jospin, elle battra Pingouin au premier tour ». La gauche donc ne se qualifierait pas au second tour, malgré l’appoint du vote musulman. « J’arriverai en tête au premier tour, évidemment, et, elle, derrière moi, à deux ou trois points derrière, seulement. Mais au deuxième tour, je passe sans problème, je l’écrase.  Malgré les votes de gauche qu’elle aura pu rassembler. Je n’aurai pas une victoire à la Chirac, mais je ferai du 65 % environ. ».

Donc le rêve de M. Sarkozy, c’est d’être réélu en 2017 contre Marine Le Pen. Il mise sur le fait que ce sera le « toquard », actuel président, son ex-vainqueur,  qui se représentera. La belle revanche. Et si M. Hollande se défaussait ? Et si la gauche était représentée, par exemple, de nouveau, par Mme Royal ? « Et pourquoi pas par Valérie Massonneau !? » Nicolas a de l’humour… Et s’il redevient président en 2017, comme il l’espère vivement, comment gérera-t-il les voix FN ? Prendra-t-il Copé comme premier ministre ? ” Là, c’est trop détaillé, il ne veut pas répondre ; ce qui est sûr,  c’est qu’il rêve de se retrouver en face à face avec Marine Le Pen pour le grand débat télé avant le second tour de 2017 !”. D’ici là, beaucoup d’eau passera sous les ponts…              

              

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