Les Juifs et le nouvel antisémitisme. Synthèse.

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Depuis un certain temps, tous les repères sont brouillés et bouleversés sur  les Juifs, l’antisémitisme, le sionisme, l’antisionisme, Israël. La cause en est l’immigration de masse, déferlante incontrôlée, et sa conséquence : l’islamisation de la France. Essayons de faire une synthèse surplombante et dépassionnée de ce phénomène. Temps de lecture : 10 minutes

Les deux sources du nouvel antisémitisme.

Au moment même où l’antisémitisme français classique, marginal et attribué à l’ ”extrême droite”, était en voie de dissolution, les Juifs voient apparaître un nouvel antisémitisme beaucoup plus puissant : son terreau principal est l’antijudaïsme fondamental et ancestral de l’islam qui, grâce à l’immigration de peuplement de masse, s’installe avec violence. Son terreau secondaire est le réveil d’un antisémitisme de gauche – sous couvert d’antisionisme – hérité de Marx lui-même, de Proudhon, Bakounine, Fourier, etc. L’alliance objective du gauchisme marxisé et de l’islam invasif, le premier étant le collaborateur fasciné du second, est le moteur du nouvel antisémitisme. Le pouvoir socialiste français étant ami des deux mais se déclarant  hypocritement par ailleurs protecteur des Juifs est broyé par une inextricable contradiction. Notons aussi que ce nouvel antisémitisme, islamique et gauchiste, est parfaitement corrélé avec une haine de l’identité française et européenne de souche.

Dans les deux cas, l’antisionisme et la défense du ”peuple palestinien” sont un prétexte. Le fondement, le ciment est l’antisémitisme, dont les motivations sont divergentes selon les familles idéologiques. Marginalement, on note l’appoint de la configuration ”SDF”, comme on dit :  Soral, Dieudonné, Faurisson. Un mélange ”nazislamiste”, fasciné, comme l’extrême-gauche par le Hamas et d’autres mouvements islamiques terroristes et totalitaires. Mais les ”islamo-gauchistes” comme les ”nazislamistes” seront les dindons de la farce, car ils ne sont pas aux manettes.

Chez les Juifs des classes populaires : de l’inquiétude à la peur

Depuis quelques années, ce nouvel antisémitisme est perçu par beaucoup de Juifs des classes moyennes, en état de sidération, comme une catastrophe imprévue. Eux qui se croyaient définitivement protégés en Europe, depuis 1945, croient revivre l’avant-goût de persécutions qu’ils croyaient révolues en Europe. Erreur. Ça risque de recommencer. Il faut se mettre à leur place. Dans l’ Union européenne (Belgique, Danemark, France surtout…), il ne s’agit plus de propos antisémites subliminaux et littéraires,  de blagues lourdingues, mais de meurtres, d’attentats ciblés, de manifestations islamo-gauchistes au cri de ”mort aux Juifs !”, d’attaques de synagogues, de pillages de magasins, de Juifs assassinés ou molestés dans les rues. Les assassinats de Juifs dans les récents attentats ont beaucoup moins ému les médias que les meurtres des journalistes de Charlie Hebdo.  On a dit ”Je suis Charlie”, mais non pas ”Je suis Juif”. Alors que les caricaturistes avaient été tués pour que ce qu’ils avaient commis et les Juifs pour ce qu’ils étaient. Je serais Juif, je m’inquiéterais sérieusement. Et je ne ferais aucune confiance à l’État français.

De même, l’armée et la police doivent maintenant protéger les synagogues et les écoles juives. Contre nos chers musulmans en colère. Demain les écoles chrétiennes à protéger ?  Le modèle multiculturel et multiracial à la française est aussi performant que notre ”modèle social”. Devant l’ampleur de l’échec, l’oligarchie ferme les yeux et rabâche la vulgate du « vivre ensemble », un des concepts de la novlangue.

Il est sidérant de constater  que les assassinats de Juifs (enfants compris)  de Toulouse, Paris, Bruxelles, Copenhague, exclusivement par des immigrés afro-maghrébins et musulmans, tous par ailleurs délinquants de droit commun, n’ont pas donné lieu à une indignation comparable à l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic (commis par un Arabe repéré mais toujours impuni) ou la profanation des tombes juives de Carpentras dans les années 80, faussement attribuée au FN. À l’époque, les actes antijuifs faisaient scandale. Plus maintenant.

Les récents meurtres antijuifs, d’une toute autre ampleur, n’ont pas donné lieu à une indignation nationale. Bof…Les journalistes de Charlie Hebdo assassinés ont été le centre d’énormes manifestations. Les victimes juives ont été assez minimisées. Aujourd’hui, dans le métro parisien, sur certaines lignes et dans de nombreux quartiers, il est dangereux pour un porteur de kippa de se promener tranquillement. Ce n’était pas le cas voici quelques années. En revanche, une femme voilée ou même en burqâ ne risque rien, pas même un quolibet. C’est la réalité sociologique, pas un discours d’intellectuel.

Le pouvoir socialiste lâche les Juifs et joue la carte islamique 

Globalement, le pouvoir joue la carte de l’immigration musulmane invasive en faisant croire aux Juifs qu’ils ne risquent rien et qu’ils sont protégés. Mensonges. L’abandon  des Juifs  par le pouvoir  s’accompagne logiquement d’un discours emphatique et creux sur la Shoah, sur les commémorations, qui font, hélas, rire tout le monde. Sans se préoccuper du fait que dans les écoles primaires et secondaires, envahies par l’immigration, l’antisémitisme et le racisme anti-Blancs et anti –Français déferlent impunément. On parade aux dîners du CRIF, ça ne mange pas de pain.

La mise en scène par le pouvoir socialiste d’un philosémitisme théâtral est proportionnel aux protections et privilèges qu’il accorde à l’islam antisémite et antifrançais. Les grandes envolées lyriques d’un ridicule achevé sur ” la France qui ne serait pas la France sans les Juifs” ne font aucun effet sur une classe moyenne juive de plus en plus inquiète ; en outre elles alimentent  l’idée chez les musulmans que ”les Juifs dirigent la France”. CQFD.

La raison pour laquelle les exactions antisémites sont un infernal casse-tête pour le pouvoir, par ailleurs grand ami des Juifs en paroles larmoyantes, c’est qu’elles sont perpétrées par ses amis et protégés musulmans. Il en a peur, il veut acheter la paix sociale et ethnique, il veut de nouveaux électeurs. Les déclarations pro-juives du gouvernement français sont d’autant plus grandiloquentes qu’elles sont insincères et qu’elles seront impuissantes. Rassurer la communauté juive en paroles mais pas en actes, telle est la ligne de conduite retenue. Un peu comme un berger qui dirait aux moutons et brebis dont il a la garde : ”mes chers amis, je vous aime mais je laisse entrer les loups dans le bergerie, ne craignez rien, tout est sous contrôle, tout va bien se passer, ce sera le vivre ensemble ” Un mélange de duplicité, de lâcheté et d’aveuglement.

 

Francophobie et antisémitisme

Rappelons les paroles lucides d’ Alain Finkielkraut : « ce pays (la France) change de physionomie et est confronté à un double problème : une francophobie grandissante et un antisémitisme devenu un code culturel dans les banlieues. ”Sale Français ” et ”sale Juif” sont les injures les plus répandues dans les cours de récréation des banlieues. Il s’agit d’une situation sans précédent parce qu’on ne voit pas d’amélioration possible. C’est un changement pour le pire en ce qui concerne les Juifs mais aussi ceux  qu’on n’a plus le droit d’appeler les Français de souche. […] C’est une situation d’autant plus effrayante qu’on a beaucoup de mal à la penser ». (Communication au colloque du CCLJ « Brun-vert-rouge, les nouvelles couleurs de l’antisémitisme », le 12/10/2014) En termes mesurés, le nouveau membre de l’Académie française, désormais détesté par l’intelligentsia médiatique, exprime des vérités de base.

La vérité, selon une logique à la fois orwellienne et stalinienne, est l’inverse même de ce qu’on nous présente. Le véritable racisme, en France, vise les Français de souche et les Juifs et non pas les immigrés afro-maghrébins  protégés, privilégiés et qui, par ailleurs, sont le principal vivier du racisme antijuif et antifrançais de souche.

On passe en permanence des séries de fiction et des documentaires sur les chaines publiques  retraçant les persécutions antijuives commises par les nazis et leurs affidés pendant l’Occupation et la Seconde guerre mondiale. Mais aucune indignation ne se remarque quand il s’agit de l’islam. Quand les nazis tuent les Juifs, c’est horrible, quand, ce sont les musulmans, on n’en parle pas, on étouffe ou bien l’on explique, on comprend, on excuse…Le pouvoir et le discours dominant  gardent aussi un silence de plomb sur l’antisémitisme et le ”négationnisme” de la Shoah qui ont massivement cours dans les écoles où sont scolarisés les jeunes immigrés musulmans.

La langue de bois de MM. Hollande et Valls

Lorsqu’un cimetière juif a été profané récemment par des voyous (qui n’appartenaient nullement à l’extrême-droite mais dont le chef était, comme par hasard, un gauchiste), François Hollande, ravi de l’aubaine  – ouf ! pour une fois, un acte antisémite qui n’est pas le fait de jeunes musulmans ! – a lourdement souligné que les auteurs étaient des « Français de souche ». Cette gaffe lui a d’ailleurs valu les réprimandes de son propre camp pour avoir osé employer cette expression taboue, sans comprendre qu’il l’utilisait dans un sens péjoratif et méprisant, le ”Français de souche” étant censé être le porteur viral du racisme et de l’antisémitisme. Imaginons que les auteurs de la profanation aient été (comme cela fut le cas à maintes reprises dans d’autres cas semblables) de jeunes musulmans, François Hollande aurait-il osé dire que les auteurs étaient ”issus de l’immigration maghrébine et musulmane” ? Pas un mot évidemment sur les nombreuses profanations de cimetières catholiques, minimisées par les médias…

Le même déni de réalité, additionné d’un mensonge pur et simple, s’est retrouvé dans les propos surexcités et injurieux de Manuel Valls à l’Assemblée nationale, le 10 mars, s’adressant à la députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen. Il a accusé, contre toute évidence, le FN « qui n’est ni la démocratie, ni la République ni la France », d’être raciste et surtout « antisémite ». Alors que Roger Cukierman, président du CRIF a lui-même reconnu (et on le lui a reproché !) que Marine Le Pen était exempte de tout antisémitisme.

La lutte contre une ”islamophobie” inexistante et fantasmée – qui se résume en fait à un militantisme islamophile –  semble bien plus importante pour M. Valls et ses ministres que la lutte contre le déversement de l’antisémitisme musulman dans les écoles, les mosquées, les sites Internet, etc. dont l’impunité est quasi totale.

 

Un Premier ministre ”sous influence juive ” ? 

Le journaliste Jean-Jacques Bourdin (RMC) s’est fait taper sur les doigts par le CSA quand il a demandé (belle gaffe…) à Roland Dumas s’il estimait que M. Valls était « sous influence juive », faisant peut-être allusion à son épouse qui est juive. M. Dumas semble le penser. En tout cas, si M. Valls, Premier ministre,  est ”sous influence juive”, la communauté juive doit estimer que ce n’est pas très efficace…Tous ceux qui fuient, toujours plus nombreux, la France devant les exactions antisémites des jeunes musulmans, qui quittent les quartiers immigrés, qui ne peuvent plus mettre leurs enfants dans les écoles publiques, ne pensent certainement pas que M. Valls soit ”sous influence juive”. Puisque son gouvernement reste d’une passivité, d’une tolérance apeurées et complices face à un antisémitisme protéiforme, qui va jusqu’aux meurtres, sans oser en désigner la vrai cause. Et tout en continuant à favoriser l’immigration musulmane, à accélérer l’islamisation de la France.

Une mosquée taguée donne lieu à des indignations bien plus tonitruantes qu’une église incendiée ou que des magasins juifs pillés. L’ énergie déployée par M. Valls pour faire interdire et poursuivre les pitreries scéniques antisémites de Dieudonné ont contrasté avec l’apathie totale vis-à-vis de la propagande antisémite (et antifrançaise, anti-européenne, etc.) qui se déploie partout dans les sphères islamiques, des écoles aux mosquées, des publications aux sites Internet. En toute impunité judiciaire et sans l’ombre d’une critique.

L’amalgame ”islamophobie” et ”antisémitisme”

Par un vicieux sophisme, le discours dominant met dans le même sac ”islamophobie” (le nouveau péché capital) et ”antisémitisme”, attribuant implicitement ces deux attitudes aux ”Français de souche” tentés par le FN. Alors que la réalité est que 1) l’antisémitisme est majoritairement le fait d’adeptes de l’islam, de même que la détestation de la France de souche ; 2) les Français de souche et la communauté juive ne commettent jamais d’exactions ”islamophobes”. Islamophobie et antisémitisme ne peuvent pas être conjugués, sauf par des menteurs professionnels. Les dernières déclarations de François Hollande et de Manuel Valls, amalgamant ”racisme”, ”antisémitisme” et ”islamophobie” sont très inquiétantes. Il s’agit d’un travestissement de la réalité, d’une propagande de nature orwellienne et stalinienne. Le discours officiel dit : ” c’est le Français de souche, le petit Blanc, qui est raciste, antisémite et islamophobe ”. La réalité démontre que c’est au contraire le racisme anti-Blanc et l’antisémitisme qui sont majoritaires et impunis.

Imaginons que les crimes de Janvier 2015 aient été commis par des Européens de souche, des catholiques fanatiques par exemple, c’eût été un tollé mondial. Mais, non, ils ont tous été commis par des immigrés ou descendants d’immigrés musulmans et se réclamant de l’islam. Si l’Africain musulman Coulibaly, qui a commis son massacre dans un magasin cacher, si le tueur Merah de l’école juive de Toulouse ou son compatriote du musée juif de Bruxelles avaient été des Européens de souche, se réclamant non pas de l’islam, mais d’une idéologie identitaire ou d’un quelconque fanatisme chrétien, vous imaginez le séisme, le tsunami que cela aurait produit ? Là, finalement, on n’a assisté qu’à des vaguelettes. On poursuit pénalement le négationnisme de type faurissonien s’il se déploie dans les sphères de l’ ”extrême droite” traditionnelle mais il est parfaitement toléré et impuni (on se ferme les yeux)  s’il est diffusé massivement  chez les musulmans en France et dans le monde entier, notamment chez nos amis d’Arabie et du Qatar. Duplicité nauséabonde.

En gros, les actes antisémites commis par des immigrés musulmans sont tolérés et beaucoup moins poursuivis que ceux –rarissimes et de faible intensité– commis par des ”Français de souche”, selon l’expression de M. Hollande.  On cherche à diffuser  la confusion, pour brouiller les pistes.

Le pouvoir fait semblant de combattre l’antisémitisme mais en réalité, c’est le dernier de ses soucis. Il commence déjà à se soumettre à l’islam envahisseur. L’ ”islamophobie” est beaucoup plus poursuivie que l’antisémitisme. Ne parlons pas du racisme anti-Français de souche ou anti-Blanc qui, lui,  n’est jamais inquiété. Pas plus que le sort des chrétiens d’Orient  horriblement persécutés, spoliés, expulsés n’arrache la moindre larme aux autorités françaises. La perversion sémantique et idéologique du pouvoir socialiste actuel atteint donc des sommets quand il mélange l’ ”islamophobie” et l’antisémitisme, alors que les principaux acteurs de l’antisémitisme se trouvent dans le vivier islamique.

Malaise chez les intellectuels juifs

Des intellectuels juifs, comme BHL ou Attali, n’ont rien compris à cette configuration dramatique et l’ont même renforcée, non parce qu’ils sont juifs mais parce qu’ils sont naïfs et qu’ils ont le défaut de tous les intellectuels : l’absence de bon sens et le culte de l’utopie et de l’abstraction. Ils ont toujours prêché pour l’immigration massive, le cosmopolitisme, la cohabitation heureuse avec un fantasmatique ”islam des Lumières” qui n’existe que dans leur imagination de penseurs oniriques. De même, en France, les élites juives ont mis beaucoup de temps à se rendre compte de la réalité de la situation. Et ils s’étonnent que le boomerang leur revienne en pleine figure. Roger Cukierman, le président du CRIF a, lui, parfaitement compris ce qui se passait (l’explosion de l’antisémitisme comme conséquence évidente de l’immigration musulmane massive) comme Alain Finkielkraut ; mais sa position est difficile. Il ne sait plus où il habite. Il est confronté au difficile problème du ”retour au réel”, c’est-à-dire de la remise en cause des dogmes. Le CRIF est assis entre deux chaises, il a perdu sa ligne stratégique.

S’ajoute à cela, en Europe, la césure dramatique entre une bourgeoisie juive intellectuelle, médiatique, économique et culturelle qui se croit à l’abri et s’imagine tenir la situation en mains, qui croit naïvement que l’État  soutiendra les Juifs, et les classes moyennes et modestes juives qui vivent une toute autre réalité. Beaucoup ne songent qu’à fuir, soit en Israël, soit ailleurs (USA, notamment). Dans l’imaginaire juif, le sceptre des persécutions revient, comme un cauchemar, un impensable qui redevient pensable. Avec les vrais persécuteurs et les faux protecteurs hypocrites. Le mythe de la ”République protectrice” apparaît aux yeux de beaucoup de Juifs réalistes comme inconsistant. Les rodomontades oratoires de Manuel Valls sont un bouclier de papier.

Comme je l’ai souvent dit, les élites juives ne se rendent pas compte – sauf exception – que l’islamisation de la société française (idem chez nos voisins de l’UE) risque d’aboutir, peu à peu, à l’élimination des Juifs de la vie sociale, à leur relégation progressive. Le but est qu’ils partent, qu’ils dégagent. Si rien ne change, les Juifs seront progressivement exclus en douceur, puis forcés à partir d’une France islamisée.  Ce qui s’est passé dans les années 30 et 40 se reproduira en Europe sous une autre forme, peut-être pire. Les élites juives doivent choisir leur camp.

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