Mandelamania : légende et vérité

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Le décès de Nelson Mandela a donné lieu à un happening mondial qui laisse rêveur. Il n’est plus seulement une icône internationale mais un véritable Saint laïc planétaire. Une légende mythologique a été construite par l’idéologie dominante autour de ce personnage nimbé de l‘aura du martyr absolu, qui pardonne à ses bourreaux, met fin à l’apartheid et s’érige en exemple universel.

Mandela, idole intouchable de l’hypermorale ”antiraciste” occidentale, est devenu le Noir absolu qui s’est élevé contre la barbarie blanche. Le culte de Mandela est un dispositif  affectif central dans l’idéologie (entre autres immigrationniste) de culpabilisation des Européens d’origine, partout dans le monde.

Pourtant, certains faits méritent d’être rappelés. 

1) Mandela a été condamné à la prison à vie (il sera incarcéré de 1962 à 1990) non pas parce qu’il s’opposait à l’apartheid – bien d’autres leaders noirs ou blancs le faisaient – mais parce qu’il avait fondé un groupe terroriste armé qui coordonnait des sabotages de bâtiments publics. Mandela se réclamait de la révolution violente d’inspiration léniniste et maoïste.

2) L’apartheid n’a pas été aboli par Mandela mais par le président Frederik de Klerk, sous la pression internationale notamment américaine. Ce dernier reçut en 1993 le Prix Nobel de la Paix avec Mandela en 1993.

3) L’ANC (African National Party, parti strictement ”racial”) dont Mandela fut élu président en 1991 est aujourd’hui, de fait, le parti unique qui dirige la soi disant ”démocratique” République d’Afrique du Sud (RSA).

4) Lors de sa présidence de la RSA (1995-1999), Nelson Mandela, à part des gestes symboliques de ”réconciliation”, motivés par sa crainte de voir fuir les Blancs (motifs économiques), n’a jamais pu réaliser ses promesses et a laissé son pays s’installer doucement dans le chaos. 

5) Depuis la fin de l’apartheid et du ”pouvoir blanc”, la RSA n’offre pas le moindre exemple d’une société multiraciale harmonieuse, bien au contraire. Le pays, sous la coupe du ”pouvoir noir”, est en proie à la corruption, au népotisme, à une criminalité explosive, à un paupérisme des Noirs plus important que du temps de l’apartheid et à des inégalités ethniques encore plus criantes. Malgré la ”discrimination positive” dans les administrations et ailleurs en défaveur des Blancs. Au point que, chez les Noirs, beaucoup regrettent le temps du ”développement séparé” et du pouvoir blanc…

Remarquez, c’est le même sentiment censuré et politiquement incorrect qui s’exprime sous le manteau dans beaucoup de pays africains, jadis colonies européennes. Regardons le Centrafrique par exemple….

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