Manuel Valls : le naturalisateur immigrationniste. Ses objectifs.

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En partie pour se redonner une image de gauche après sa polémique, vite enterrée, avec la passionaria Christiane Taubira sur la politique pénale délirante de cette dernière, et après ses propos sur le regroupement familial qui ont froissé le clergé , Manuel Valls s’est rattrapé. Il a ordonné aux préfets, le 28 août, de revenir à au moins 100.000 naturalisations par an (en plus des 20.000 automatiques par mariage)  contre 46.000 en 2012 et d’abolir toutes les (timides) mesures de restrictions prises par Claude Guéant. Il a assoupli de telle sorte les conditions de naturalisation que la France est  maintenant le pays au monde où il est le plus facile d’acquérir la nationalité. Par exemple, avoir été un clandestin n’est plus un obstacle ; le questionnaire de probation sur les connaissances de la culture et des ”valeurs” françaises a été supprimé ! Bref, devenir Français, c’est aussi facile que d’attraper la scarlatine.

L’initiative de M. Valls est à la fois hypocrite et mensongère. L’objectif affiché n’est pas du tout de favoriser l’ « intégration » à la France des étrangers immigrés puisque les nouvelles règles de naturalisation sont  encore plus laxistes qu’auparavant. Elles aboutissent à  accentuer encore le caractère de purs ”Français de papier” des naturalisés. Il semblerait que le véritable but, non dit mais évident, soit de défranciser, de déseuropéaniser la France à marche forcée.  De détruire purement et simplement en quelques décennies l’identité européenne de cette nation. C’est « la République contre la Nation », selon la formule de Jean Raspail. Conformément à l’impératif idéologique  d’un ”nouveau peuple” métissé, multicolore, bariolé, en rupture avec tout héritage. Il y a dans ce projet un mélange de trotskisme (haine des peuples ”blancs”), d’utopie franc-maçonne (la nouvelle société multi-ethnique paradisiaque) et de sordide calcul électoral : les naturalisés, les bataillons de ”nouveaux Français” voteront socialiste.  Ce qui n’est pas d’ailleurs évident car, à moyen terme, ils voteront ”musulman” !

Donc, le prétexte de l’ « intégration » est un leurre pour les naïfs. Étant donné que ces naturalisations massives concernent principalement des populations maghrébines et africaines et une majorité de musulmans, au bout du compte, ce sera aux Français de souche de s’intégrer à eux. Car si rien ne change, au rythme actuel, au milieu du siècle, la majorité des habitants – et des citoyens– de la France ne sera plus d’origine française ou européenne, ni même de culture européenne. Mais maghrébine et africaine. Pourra-t-on encore parler de « France » ? (1). Fait historique majeur qui, comme tous les faits historiques majeurs, est méprisé par les intellectuels et les politiciens.

Mais les choses ne peuvent que très mal se passer. Car ce n’est pas un creuset néo-français, un melting pot apaisé, métissé et enrichissant qui se préparent, mais une société éclatée entre communautés hostiles, sans aucune affinité entre elles. Les politiciens ahuris, incapables de comprendre dès aujourd’hui les conséquences catastrophiques de cette immigration-colonisation,  porteront devant l’histoire la possible responsabilité d’une guerre civile ethnique de grande ampleur qui pourra embraser l’Europe de l’Ouest (et au premier chef la France) avant le milieu de ce siècle. Errare humanum est ac perseverare diabolicum. Le prophétique Le Camp des Saints de Jean Raspail (1973 !) est l’allégorie littéraire qui écrit l’avenir de la prochaine génération.

(1) Si l’on ajoute, et ce, depuis plus de 30 ans, le regroupement familial, les naturalisations, les naissances par droit du sol, les régularisations de clandestins, etc., ça en fait du monde ! Du fait du droit du sol et des naturalisations, le nombre d’“étrangers“ au sens juridique, est stable : 10 %. D’après l’Ined, une classe d’âge à la naissance comportait en 2005 18,1% d’étrangers (au sens juridique). Quant à la population d’origine non-européenne de nationalité française, elle serait de plus de 6 millions. L’ensemble des immigrés et enfants d’immigrés en France serait de 12 millions d’après l’Insee. En Île-de-France, les « naissances d’origine étrangères » seraient de 37%.  Bref, compte tenu de la sous-évaluation probable des chiffres par l’Ined et l’Insee, organismes soumis au pouvoir, et compte tenu des différentiels statistiques démographiques (à la fois géographiques et par classe d’âge), on peut, à mon avis, estimer – hors question de nationalité juridique – que, dans la population de moins de 30 ans, le nombre de non-Européens  d’origine frôle déjà les 45%.     

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