Mort de Clément Méric : mise en scène délirante

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Une dramaturgie fantasmatique a été montée par toute la gauche et l’extrême gauche autour de la mort de cet étudiant à la suite d’une banale bagarre de rue avec des skinheads, le 5 juin.  Cette mort a été instrumentalisée avec le grand art de l’agit-prop que la gauche maîtrise parfaitement. Spectre du fascisme. La France est menacée par le fascisme. Comme toujours un pseudo danger, alors qu’on connaît bien le vrai danger : islamisme et criminalité allogène. La droite molle suit ce terrorisme intellectuel.

Manif devant Sciences Po où le militant d’extrême gauche étudiait. On entonne l’Internationale et le Chant des Partisans. À l’Assemblée nationale, on fait une minute de silence ! Les télés multiplient les reportages dramatiques et les manifs s’ensuivent, poings levés . Les vieilles lunes de 68 sont vivaces. Un saint gauchiste a été tué par un diable facho, vous vous rendez compte ?  Mobilisation générale des grandes et petites consciences sur Internet  On se joue le film vintage du retour aux années trente.

Manuel Valls, en langue de bois, sur RMC vendredi 7 juin : « la République doit s’attaquer aux idées nauséabondes qui nous rappellent les pires heures de notre histoire. » Et de rappeler en litanie : le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie de l’ ”extrême droite”. Quel antisémitisme ? Quel racisme ? Quelles attaques contre les homosexuels ? 

 On va interdire des groupes minuscules prétendument racistes, homophobes et antisémites. On ne fait rien contre les islamistes homophobes, misogynes et antisémites, qui eux, tuent vraiment, non pas à la suite de rixes qui tournent mal mais de crimes et d’attentats prémédités. Les actes racistes (anti Blancs en général), antijuifs et anti homosexuels, de même que les comportements misogynes, qui en sont les responsables ? La planète ”fasciste” ? Poser la question, c’est y répondre.    

La raison de ce happening paranoïaque autour de l’ ”extrême droite” et du péril fasciste ? L’idéologie dominante, dont le spectre va de l’extrême gauche à la droite bobo, prend conscience de ses échecs et, très classiquement, crée des ennemis et des périls imaginaires. Il faut impérativement neutraliser la rébellion du peuple de souche, en l’articulant à une menace fasciste – concept central de la propagande de gauche inventée par Staline et toujours vivace. Quand M. Bergé, dinosaure de la gauche caviar, accuse la ”Manif pour tous” d’avoir préparé le terrain à la mort de Clément Méric, le message subliminal est clair : ce peuple de souche qui ose manifester, sortir de son silence, de son invisibilité, prépare le retour aux ”heures-sombres-de-notre-histoire”, cet épouvantail de langue de bois. La mort de ce malheureux jeune Breton de l’ultra gauche, à la suite d’une rixe (que ses amis gauchistes ont entièrement provoquée et préméditée de A à Z) est venue à point nommé pour réveiller les fantasmes.  Et relancer les propagandes.   

Mais quand Mohamed Merah, terroriste islamique, a assassiné de sang froid sept personnes dont des enfants, au nom d’une idéologie clairement exprimée, raciste, islamiste, antijuive,  aucune manifestation, aucun concours des pleureuses, aucun grand discours anti fasciste, aucune minute de silence à l’Assemblée, aucune manifestation  n’ont été notés. Dans l’arsenal juridique mis à sa disposition, la Place Beauvau va dégainer l’article 212.1 du Code de la sécurité intérieure visant les mouvements prônant la «discrimination, la haine, la violence envers une personne ou un groupe de personnes». Issu de la loi sur les ligues votée en janvier 1936, ce texte cible en particulier les «groupes de combats» et les «milices privées». Il liste sept cas de dissolution des structures qui «provoquent à des manifestations armées dans la rue», «qui ont pour but (…) d’attenter par la force à la forme républicaine du gouvernement». Ou encore qui «provoquent la discrimination, à la haine et à la violence envers une personne ou un groupe de personnes» en fonction «de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée».

«Pour l’instant, nous passons au crible avec une grande attention la situation des JNR, ainsi que celle du mouvement Troisième Voie qui lui est lié», confie le ministère de l’Intérieur qui rappelle «ne pas être obligé d’attendre la fin d’une enquête judiciaire pour déclencher une procédure administrative». En clair, la Place Beauvau pourrait frapper du poing sur la table très vite, en tout cas avant la comparution du meurtrier présumé de Clément Méric et de ses complices devant un tribunal. «Ce genre de dossier ne se fonde pas sur un seul fait, aussi dramatique soit-il, précise-t-on de même source. Les structures dans le collimateur sont connues des services depuis bien longtemps. Nous n’avons pas découvert leur existence jeudi dernier…»

Or deux choses méritent d’être rappelées : 1) la bagarre qui a entrainé la mort de Clément Méric  a été provoquée par les gauchistes et non par les ”skins” ; 2) le mouvement Troisième Voie  de Serge Ayoub, incriminé et diabolisé, n’a jamais défendu une idéologie ”fasciste” ou ”nazie” (les journalistes ne font pas plus leur travail d’information que les policiers de M. Valls) mais le classique nationalisme français bonapartiste et social ; ce que confirment à l’envi leurs textes et leurs emblèmes.

Le militaire égorgé à Londres par des Noirs musulmans fanatisés et celui qui a manqué de l’être à Paris par un autre musulman du même acabit ont fait dix fois moins de bruit dans les grands médias que la mort, probablement accidentelle et non préméditée, de ce malheureux.    

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