Politique pénale : les 12 vraies solutions

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L’explosion de la criminalité en France, qui pourrit la vie de la population et représente un coût économique considérable, n’a pas seulement pour cause (déniée par l’idéologie dominante) l’immigration débridée mais aussi le laxisme du système judiciaire et l’affaiblissement continu de la politique et de la législation pénales. Ce, depuis plusieurs décennies. Le dernier exemple en est l’hallucinante stratégie de Mme Taubira qui vise à dépénaliser les délits, à limiter les moyens de la police, à restreindre drastiquement toutes les incarcérations (voir autres articles de ce blog sur Mme Taubira), ce qui va avoir pour effet d’augmenter encore toutes les formes de délinquance par sentiment d’impunité. (1)

La Garde des Sceaux pousse jusqu’à la caricature la dogmatique angélique du clergé de gauche en matière de criminalité, fondée sur trois postulats idéologiques sociologiquement ineptes : 1) l’éducation et la prévention valent mieux que la répression ; 2) la prison est l’école du crime et de la récidive ; 3) la racine de la criminalité est la pauvreté et l’injustice sociale, ce qui fait que le délinquant est une victime.   

Il est à se demander d’ailleurs si Mme Taubira, qui veut maintenant supprimer la garde à vue de 96 h. pour les escroqueries en bande organisée, n’entend pas simplement, au delà du dogmatisme idéologique, protéger certaines catégories de voyous, voire de grands truands… Il faut mentionner aussi le désarmement des investigations policières par l’obligation de transposer dans le droit français les oukases de Bruxelles qui font la part belle aux ”droits” des délinquants et cassent les moyens d’investigation de la police (garde à vue, écoutes, traçage GPS, perquisitions, etc. ).

À côté du durcissement de la répression contre les délits d’opinion, on note un affaissement général de la répression contre la criminalité de droit de commun. Élisabeth Guigou avait été la première, alors Garde des Sceaux, à suivre cette pente.  De plus, la moitié des peines prononcées ne sont pas exécutées ou complètement édulcorées par le juge d’application.

Mais il ne suffit pas de critiquer, il faut proposer. Voici quels seraient, à mon avis, les mesures qui pourraient faire baisser d’au moins 50% la criminalité générale (2). On le remarquera, le rétablissement de la peine de mort est exclu. 

1. Construction rapide de 30.000 places de prison supplémentaires pour éviter les milliers de ”matelas sur le sol”, la promiscuité et l’impossibilité pratique pour les juges (bon prétexte) de condamner à l’incarcération ou de faire exécuter ces peines. (3)

2. Suppression du juge de l’application des peines (JAP) et de tout ”aménagement des peines” : probation, bracelets électroniques, contrôles judiciaires de remplacement, ”contraintes” judiciaires, rappels à la loi, ”suivis” pseudo psychiatriques divers, etc., qui sont salués par les délinquants avec de grands éclats de rire.   

3. Rétablissement de la double peine pour les étrangers,  immédiatement expulsés définitivement à leur sortie de prison même pour une courte condamnation. (cf. autre article de ce blog sur le sujet). Cette mesure vaut aussi pour les ressortissants de l’UE.

4. Obligation stricte de l’application des ”peines plancher” pour les juges. Aujourd’hui, le Code pénal est méprisé, puisque les juges du siège peuvent interpréter les sanctions à leur guise, en fonction à la fois de leur avis personnel et de la situation du condamné (4). Obligation absolue d’appliquer le minimum prévu par le Code, sans interprétation individuelle ; cette dernière ne joue qu’à l’intérieur de la fourchette de peine indiquée par la loi.

5. Suppression des réductions automatiques de peines d’incarcération. Toutes les peines sont incompressibles. Fin des libérations anticipées et des aménagements de peine. Une sanction pénale prononcée ”au nom du peuple français” s’accomplit dans son intégralité.

6. Incarcération immédiate pour toute peine supérieure à un mois de prison et placement en détention préventive en attendant le jugement d’appel. Actuellement plus de 50% des peines ne sont pas accomplies.

7. Effectivité de la détention criminelle à perpétuité, sans aucune remise de peine possible. La DCP sera automatique pour les crimes suivants : homicide volontaire, viol sur mineur, actes de torture, violences entrainant une infirmité grave, sévices sur mineur, complicité d’homicide avec barbarie. Abolition de la notion de ” peine de sûreté ” : le condamné est incarcéré jusqu’à la fin de sa vie. 

8. Effectivité et rapidité des sanctions financières. Saisie immédiate de tous les comptes en banque pour les condamnations  financières ou pour le remboursement des vols et escroqueries. Et  aussi saisie immédiate de tous les biens à concurrence de la somme due.  

  9. Abolition de toutes les peines  de probation et de toutes peines annexes (”travaux d’intérêt général”, ”rappel à la loi”, etc. ), ne demeurant que l’emprisonnement ferme et/ou l’amende par saisie immédiate.

10 Durcissement du Code pénal et alourdissement des barèmes minimaux. Exemples : organisation de trafic de stupéfiants (empoisonnement volontaire) : 10 ans minimum. Braquage avec armes, même blanches ou simulées : 20 ans minimum. Agression physique avec blessures : 8 ans minimum. Cambriolage : 5 ans minimum. Escroquerie à la carte bancaire ou numérique : 4 ans minimum. De telles dispositions assècheraient les principales sources de la criminalité actuelle. Sans oublier : incitation au meurtre par propagande : 5 ans minimum (5).

11. Rétablissement de tous les moyens d’investigation policiers et judiciaires : a) garde à vue pour enquête autorisée de 96h renouvelable (sans présence d’avocat) en fonction des besoins de l’enquête pour tout délit passible d’une peine de plus d’un an de prison ; b) abolition des entraves aux écoutes,  aux géolocalisations par GPS,  aux perquisitions, etc. 

12. Reconstruction d’un système pénal sévère et dissuasif pour les mineurs. La quasi impunité des mineurs est une des causes de l’explosion de la petite et moyenne criminalité et des violences. Il faudrait : a) abaisser à 15 ans la majorité pénale ; b) rétablir de véritables ”maisons de corrections” disciplinaires pour tous les auteurs de délits moyens de moins de 15 ans. ; c) frapper au portefeuille les parents des délinquants mineurs, y compris avec la suppression déductive de toutes les allocations sociales.

 Cet accroissement de la répression serait la meilleure des dissuasions  donc la meilleure des préventions contre la criminalité. De telles mesures protectrices des libertés des ”honnêtes gens” – ce concept méprisé à la fois par les voyous et certains politiciens et idéologues – correspondraient aux véritables ”droits de l’homme”. Soumises à référendum, elles seraient plébiscitées par une très large majorité ; ce qui scandaliserait l’oligarchie, pour laquelle la démocratie, baptisée ”populisme”, est la bête à abattre.

Bien entendu, ces dispositions provoqueraient un conflit avec les règlements européens. Mais un minimum de courage politique pourrait balayer cet obstacle.

La menace d’une punition implacable décourage automatiquement la criminalité, même celle des petits délits, et ramène la sécurité civile (exemplarité et peur du gendarme, phénomènes connus des criminologues) (6). D’où ce paradoxe : ces mesures, en dissuadant la délinquance générale, aboutiraient à terme à désengorger la justice et la police, en réduisant le nombre de délinquants. Cercle vertueux. Alors que la politique actuelle, en multipliant les délinquants, aboutit au cercle vicieux inverse.

NOTES.

1. Voir la plaisanterie de la ”contrainte judiciaire”, inventée par le cabinet de Mme Taubira, autre mot pour ”impunité”.  

2. Cf mon essai Mon Programme, Éd. du Lore.

3. Ce nombre de places de prison supplémentaires pourrait d’ailleurs être réduit du fait de la baisse générale de la délinquance produit par un durcissement de la politique pénale.

4. On est sorti du ”droit positif ” ou ”objectif ” d’origine romaine, qui juge l’acte et non l’homme, pour revenir au ”droit subjectif ”, d’origine médiévale et germanique, qui se prononce en fonction de l’opinion du juge et de la personne du condamné. Ce qui constitue une dangereuse ”dérationalisation” du droit. 

5. Est visée ici la propagande islamiste et ses incitations au meurtre, très présente sur Internet et largement impunie.

6. La criminalité fonctionne exactement selon la logique du marché : plus le coût de l’acte délinquant est fort, moins on trouve de candidats. Et l’inverse. C’est beaucoup plus efficace que la prévention par l’”éducation”, qui est certes nécessaire et importante mais secondaire. L’éducation de l’immense majorité des délinquants et criminels est impossible.

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