Quand la Cour de cassation protège la criminalité

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Les faits : dans un arrêt du 22 octobre, la chambre criminelle de la Cour de cassation, se référant à la Convention européenne des droits de l’homme, a limité l’usage par la police de la géolocalisation des téléphones portables qui permet de pister les suspects de crime et de délits. Cette pratique de surveillance, facilitant les arrestations, ne pourra plus se faire que sous la surveillance et l’approbation préalable d’un juge d’instruction ou d’un JLD (juge de la liberté et de la détention) (1). La Cour parle d’ « une ingérence dans la vie privée  dont la gravité nécessite qu’elle soit exécutée sous le contrôle d’un juge ». Évidemment, avec bon sens, les syndicats de policiers font remarquer que c’est encore une entrave de plus, au nom des ”droits de l’homme”, à l’efficacité des enquêtes. Cet épisode, qui vient après bien d’autres, visant à limiter les pouvoirs de la police contre la criminalité (par exemple la réforme de la garde à vue, toujours au nom des droits de l’homme et de sa « Convention européenne ») appelle quatre remarques :

1) Dans notre société malade, plus la criminalité progresse et moins l’oligarchie au pouvoir la combat. Il faut dire qu’elle n’en est pas victime. Seuls les ”invisibles”, classes moyennes inférieures de souche, la subissent. Inversion thérapeutique : plus le mal croît, plus on le tolère, moins on le combat.

2) L’idéologie des droits de l’homme est dévoyée parce qu’elle pose des bornes aberrantes à la lutte contre la criminalité et  l’illégalité. C’est un problème philosophique. Quand on exagère un principe, on le corrompt  et on finit par l’inverser.  L’idéologie des droits de l’homme aboutit à la protection de l’oppression.

3) Depuis un certain temps, se référant implicitement à des principes généraux du droit (abstraits), la Cour de cassation comme le Conseil d’État rendent des arrêts qui ne sont pas véritablement ”démocratiques”, car déconnectés de l’opinion populaire et insoumis à la moindre loi parlementaire.

4) La profession judiciaire est depuis longtemps pénétrée par des magistrats qui sont mus par des principes idéologiques et subjectifs, très éloignés du droit objectif. Leur idéologie globale est la prévention, la compréhension, la dépénalisation des délinquants. Vieux gauchisme…

Tout cela s’articule avec une idéologie qui préfère le délinquant et le parasite, supposés victimes. Car les vraies victimes, ce n’est pas le problème de la Cour de cassation. Ni l’ordre et la sécurité publics. Seulement les « Droits de l’Homme », qui sont devenus une sorte de droit canon magique.

Les voyous, depuis un certain temps, se frottent les mains d’avoir leurs meilleurs alliés dans le système judiciaire. Qu’il appartienne aux instances européennes, aux arcanes du ministère de la Justice (Mme Taubira et le lobby du Syndicat de la Magistrature) ou aux juridictions locales. Mais tout peut mal se terminer.  Car les ”droits de l’homme” (les vrais) prévoient aussi la « résistance à l’oppression ». Lorsque la justice d’État ne joue plus son rôle, le peuple, seul souverain, a le droit d’agir. Et de se protéger. Les juges, disait Aristote dans sa Politeïa, ne peuvent se prévaloir de régenter la Cité.

(1)  Le juge de la liberté et  de la détention (JLD) comme le juge de l’application des peines (JAP) sont, d’un point de vue de la philosophie du droit, des institutions anticonstitutionnelles, car ils remettent en cause le principe du prononcé des peines « au nom du peuple français ». C’est l’exemple même de la complication  administrative et du désordre juridique, toujours au nom de la pseudo idéologie des ”droits de l ‘homme”, qui devient en fait l’idéologie du droit des délinquants.

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