Que cache la « Garantie Jeunes » de 483 € par mois ?

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Encore un nouveau régime d’aides pour les ”jeunes” ! Ça fait la troisième mesure d’assistanat pour cette catégorie depuis que M. Hollande est président. À chaque fois, on trouve un nom charmant. Cette fois, c’est la « Garanties Jeunes ». Il s’agit d’aider les jeunes (18-25 ans) qui ne déclarent aucun revenu (1) et qui ne sont ni scolarisés, ni en formation, ni en emploi. Ils toucheront 483 € mensuels pendant une période d’un an renouvelable. En échange, ils devront fournir la preuve (facile à truquer) qu’ils cherchent un emploi. Le gouvernement prévoit 100.000 jeunes aidés par an. Soit un coût annuel frôlant les 6OO millions d’euros. Génial pour un État en banqueroute. 

Mais comment les énarques des cabinets ministériels sont-ils assez stupides pour ignorer qu’une telle mesure d’assistanat sera  un encouragement pour ne pas trouver un travail et compléter les 483 € par des trafics en tout genre ? Comment ne pas comprendre que cette mesure, comme tous les emplois artificiels assistés, relève de cette fameuse ”préférence française pour le non-travail et pour le chômage ? ” (2)

 La réponse est à la fois électoraliste et idéologique, car les politiciens et les technocrates qui prennent ces décisions ne sont pas si stupides que ça :  les bénéficiaires de cette ”générosité” seront, on s’en doute, majoritairement des CPLF, les ”Chances-pour-la-France”, c’est-à-dire cette merveilleuse jeunesse d’origine immigrée qui – on le sait par méchanceté et par exclusion –  ne trouve pas d’emploi ni d’ ”insertion” (3) Très cyniquement, sans oser l’avouer, certains ont compris que nombre de CPLF ne trouveront jamais d’emplois (même aidés et artificiels !) parce que 1) ils en sont incapables, 2) ils ne veulent pas travailler, c’est trop contraignant. Alors, pour limiter la casse, on les paye à ne rien faire sur l’argent public.  Et qu’importe s’ils reçoivent ainsi autant, voire plus, que certains retraités ou chômeurs âgés en fin de droit ?

Cette exemple apporte de l’eau au moulin à l’émergence d’une ” nouvelle lutte de classes” (cf. ma brochure La Nouvelle Lutte de Classes, Éditions du Lore, 2013) qui voit notamment les classes moyennes de souche du secteur privé, principale source de travail et de création de richesses,  autoritairement ponctionnées (spoliées et exploitées en fait) au profit de populations parasitaires et aidées. Ces dernières ne comportent pas que des CPLF, mais aussi des fonctionnaires surnuméraires, des retraités des secteurs publics et parapublics privilégiés, des faux demandeurs d’asile,  des clandestins bénéficiant des soins gratuits de l’AME, etc.

Mais comme toutes les autres mesures d’assistance de même acabit, cette Garantie Jeune, absurdité économique, exemple du court-termisme et  de l’idiotie intrinsèque de l’idéologie socialiste (qui influence très largement la droite), consiste à prescrire un analgésique à un malade plutôt que de le soigner. Méfions-nous : un jour viendra où non seulement l’État et les régions ne pourront plus payer cet empilement de prestations d’assistance mais où il n’y aura plus rien pour verser les salaires (et les retraites) aux millions de fonctionnaires et assimilés. (4) Ces derniers, bien à tort, se croient à tout jamais à l’abri  de l’hiver, comme la cigale de La Fontaine.  

(1) On ne déclare pas les revenus du trafic de stupéfiants.

(2) L’absurdité ubuesque de la politique sociale de l’emploi de la France (gouvernements de droite et de gauche confondus) tient à ce paradoxe arithmétique : les prestations élevées versées aux chômeurs (et aux autres assistés) sont financées par des charges sur les PME qui les dissuadent d’embaucher. Voire les incitent à licencier. Payer le chômage en défavorisant  l’embauche. À terme, ce cercle vicieux se cassera la figure : les contributions des PME se rétréciront et la masse de chômeurs et d’assistés ne pourra plus être financée.

(3) Contrairement à la propagande, les « populations défavorisées » ne se trouvent pas en Seine-Saint-Denis et dans les banlieues d’immigrés, mais dans les zones rurales.

(4) Le jour où l’agence France–Trésor ne pourra plus emprunter exceptionnellement sur les marchés à des taux bas, comme aujourd’hui, mais uniquement au dessus de 5%. Le jour où les rentrées fiscales et parafiscales commenceront à s’assécher, trop d’impôt tuant l’impôt.

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