Sortie du nuclaire : l’impasse allemande

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Sous la pression purement idéologique des Grünen (les Verts pseudo-écolos) et d’une opinion publique ignorante et travaillée au corps, la République fédérale a décidé d’une ”transition énergétique” radicale : abandon du nucléaire (syndrome Fukushima), passage aux énergies renouvelables, notamment l’éolien. Le problème, c’est que ça ne marche pas : 1) l’éolien est très cher, peu fiable et pèse sur la compétitivité du pays, tout comme le solaire et la biomasse. 2) On n’arrive pas à faire la transition avec le nucléaire, d’où le recours (le retour) aux vieilles centrales à charbon (importé d’Asie) ultra-polluantes !  Bref, là encore, l’idéologie écolo (comme jadis l’utopie marxiste) aboutit à l’inverse exact du but recherché.

L’électricité éolienne (notamment les hydroliennes de la Baltique, aux performances problématiques) augmente le prix des fournitures de 20 milliards d’euros par an. En treize ans, la facture électrique des ménages a doublé depuis que l’Allemagne se couvre d’horribles hélices géantes blanches. Sans compter que l’État fédéral a déjà dû verser 100 milliards d’euros de subventions aux ”énergies vertes”, pris dans la cagnotte des contribuables. En 2014, la facture électrique des ménages et entreprises allemands augmentera encore de 18%. (1)

Pas fous et pragmatiques, les Britanniques ont décidé de relancer le nucléaire chez eux et ont confié à EDF et à Areva (leader mondial français du nucléaire) la construction de deux centrales EPR (réacteur français de nouvelle génération, à haute puissance), en attendant deux autres. En France, sous la pression des Verts ultra minoritaires, le gouvernement PS risque de suivre l’exemple allemand catastrophique et de saborder la filière nucléaire française, première au monde. Au non de l’idéologie et de l’ignorance.

Il faut rappeler trois points, au risque de choquer gravement  : 1) les « énergies renouvelables » (éolienne, hydrolienne, thalassomotrice, solaire, biomasse) sont chères, peu productives en énergie – donc d’appoint ou locales – mais aussi sensibles aux ruptures énergétiques (pas assez ou trop de vent, pas assez de soleil, etc.) 2) Le nucléaire est l’énergie la moins polluante, la moins chère, la moins dangereuse (2) et la plus durable, compte tenu des réserves mondiales d’uranium. 3) Dans tous les pays émergents (Chine, Inde, Pakistan, Russie, Amérique du Sud, etc.), le nucléaire est massivement choisi comme la solution d’avenir. C’est un fantastique marché pour la technologie française, leader du secteur.

Combien de temps les Verts imposeront-ils leurs dogmes sectaires, stupides, passéistes ? Par bêtise, elle aussi, l’Italie a, comme l’Allemagne, renoncé au nucléaire. Résultat : elle va bruler du charbon asiatique. Au nom de l’écologie et de la peur du nucléaire. Et de la croyance béate dans les « énergies renouvelables » dont le vrai nom est « énergies d’appoint locales ».

Maintenant, pour continuer à choquer, que devrait faire la France ?  Ne pas se contenter de ne construire qu’une seule EPR à Flamanville, mais renouveler d’urgence progressivement le parc construit sur ordre de De Gaulle et Pompidou en remplaçant à marche forcée les centrales actuelles par des EPR  – et non pas se contenter de prolonger la vie des centrales actuelles. Autrement, dans vingt ans, nous fonctionneront au charbon chinois et les Chinois avec nos EPR ! Quant aux chères éoliennes, moulins à vent de faible puissance, (même pas 10 KWH pour les plus énormes et encore à condition qu’il vente !) (3) ils sont comme la marine à voile : du folklore.

NOTES.

(1) En 2012 les énergies renouvelables fournissaient 23% de la consommation électrique allemande. L’objectif d’atteindre 35% en 2020 est possible, mais à un coût encore plus élevé du KWH. Atteindre même 50% en 2050 est jugé impossible. Seule solution, puisqu’on renonce au nucléaire : brûler du charbon (le moins cher), du pétrole et du gaz. Bonjour l’indépendance énergétique, bonjour l’écologie…À moins que les écolos n’acceptent d’en revenir à la bougie et au poêle à bois. Mais, attention, c’est très polluant.

(2) En dépit des rares accidents ultramédiatisés comme Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima, l’énergie nucléaire, en terme de bilan de victimes irradiées, est dix mille points au dessous du bilan des industries minières, gazières, pétrochimiques, etc. en terme d’accidents d’exploitation et de pollution dévastatrice ! Simplement, contre toute raison, le nucléaire souffre d’une image diabolisée, dans une opinion publique ignorante et hallucinée par des fantasmes, largement alimentés par les sectes écolos.  

(3) Le problème des éoliennes n’est pas seulement leur faible puissance (3 à 7 KWH unitaires), leur coût prohibitif d’installation et de maintenance, leur indisponibilité récurrente (force et direction des vents très variables), la défiguration des paysages, mais aussi leur emprise énorme au sol sur de grandes surfaces, avec une chape souterraine de béton pour les maintenir qui perturbe l’écoulement des eaux.   

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