Violences contre policiers et gendarmes. L’hypothèse UPA

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 Depuis dix ans, chaque année, le nombre de policiers ou de gendarmes  blessés ou tués dans leurs missions augmente. Cette profession est la plus dangereuse de toutes, bien plus risquée que celles des militaires envoyés à l’étranger dans les Opex (opérations militaires extérieures). Avec l’explosion de la criminalité et de l’insécurité, les citoyens ont l’impression que les forces de l’ordre sont à la fois victimes et rendues impuissantes, paralysées. Quelles sont les causes réelles et les conséquences possibles de ce phénomène encore jamais vu dans l’histoire du pays ? 

Flic ou gendarme : l’ennemi à abattre

Les chiffres sont assez impressionnants : 7.603 policiers ou gendarmes blessés en opération en 2014.  Vingt victimes par jour, en augmentation de 48% depuis 2008. ( !) Et des morts, qui laissent des orphelins, des veuves et des veufs : en 2013, 13 gendarmes ont été tués et 10 membres de la police nationale. 23 morts en un an ! Sans compter les nombreuses personnes estropiées, handicapées à vie, C’est insupportable. Et chaque année la nécrologie augmente. Imaginons qu’il y ait 23 morts par an du fait de l’action des forces de l’ordre !

Bien entendu, tout le monde sait, sans que les autorités politiques et médiatiques osent le dire, que les auteurs de ces forfaits sont à 90% des ” non Français de souche ”. C’est le grand tabou. Dans Le Figaro (29-30/07/ 2015), Christophe Cornevin  pointe « une haine viscérale d’une frange de la population à l’égard de la police ». De quelle partie de la population s’agit-il ? Il n’ose pas le préciser mais on s’en doute. Le directeur central de la Sécurité publique, M. Patrick Lalle, a déclaré : « le tabou de l’autorité est en train de tomber dans certains secteurs géographiques ». (Lesquels ? En langue de bois, qu’est-ce que cela veut dire ?) « Le policier, représentant de l’État et des pouvoirs public,s focalise une   certaine révolte  (pourquoi ”certaine” ?) de la part d’individus qui ne répondent plus aux injonctions, qui agressent avec parfois la volonté de tuer ». ” Tuer du flic” ? Quand un pays en est là, c’est inquiétant. C’est un intersigne d’une guerre civile qui s’annonce. 

La police et la gendarmerie représentent le symbole de l’État français et de son autorité, détestés par une grande fraction des ”jeunes issus de l’immigration”. C’est la confirmation de l’apparition de deux nations hostiles au sein d’un même pays. Les policiers et les gendarmes, dans leurs équipements et leur formation, sont de plus en plus préparés à des situations d’affrontements graves. Incroyable : le port du gilet pare-balles, jadis réservé aux forces spéciales, est rendu obligatoire pour tous les policiers et gendarmes. Du fait de la dissémination et de la banalisation des armes à feu.  Si ce n’est pas le début d’un état de guerre civile, on se demande ce que c’est.

Sans cesse, les faits divers révèlent la mort ou les blessures graves de policiers et de gendarmes, au cours d’interventions. On s’y habitue… Une jeune policière mère de famille massacrée par des voyous sur le périphérique parisien, une autre abattue par un terroriste islamique, un gendarme tué à la chevrotine dans un camp de Gitans. Les scénarios se diversifient. Bientôt, le ministre de l’Intérieur, représentant d’un État qui cède sur tous les fronts, n’aura plus le temps de venir aux obsèques.

La vraie nature de la criminalité

La montée constante et impressionnante de la criminalité, de la délinquance – surtout des mineurs –  et de l’insécurité comme des épisodes d’émeutes urbaines ou maintenant de débordements dans les campagnes ont deux causes : 1) le laxisme judiciaire et l’affaiblissement constant de la réponse pénale face à des violences de plus en plus fortes, ce qui provoque un sentiment d’impunité ; 2) l’immigration allogène incontrôlée, dont l’augmentation numérique est évidement corrélée à l’explosion de cette criminalité, grand tabou de l’idéologie dominante.   

Les actions de protection, de dissuasion et de répression des forces de police et de gendarmerie sont souvent annihilées et généralement affaiblies par la politique pénale et judiciaire de laxisme invraisemblable, qui n’a pas commencé avec Mme Taubira (Sarkozy supprimant la ”double peine”) mais qu’elle a terriblement aggravée par une batterie de lois et de mesures délirantes qui organisent l’impunité des délinquants, surtout ceux d’une certaine catégorie. Deux causes à cela : l’angélisme, l’idéologie anti-répressive de la ”prévention” et de la culture de l’excuse, mais aussi – inavouable mais vrai – une bien moindre répression pénale envers les délinquants issus de l’immigration, au nom d’une victimisation de ces derniers (”antiracisme”).

À partir du moment où l’action de la police de protection de la population est bridée et n’est suivie que d’une réaction pénale dérisoire, par des lois stupides (au non d’une interprétation ubuesque des ”droits de l’homme”) et où la justice relâche les délinquants sans les punir, les forces de l’ordre sont démotivées. Leur contrat avec l’État est rompu. Dans une société démocratique civilisée et ordonnée, la police générale est impuissante sans sévérité de la justice. Gendarmes et policiers, se dévouent pour nous protéger au péril de leur vie, mais au bout d’un moment ils vont baisser les bras. Beaucoup de membres de la police ou de la gendarmerie partent au travail le matin en sachant qu’ils ne rentreront pas forcément le soir dans leur foyer mais termineront peut être leur journée entubés à l’hôpital ou à la morgue. 

La mort en service d’un(e) membre  des services d’ordre –police et gendarmerie – se banalise et crée beaucoup moins de scandale et d’indignation médiatiques que, par exemple, une ”bavure” policière (faussement qualifiée comme telle) si un voyou meurt par erreur. Exemple : une policière abattue de sang froid dans le dos par un quivoussavez, ou un policier écrasé volontairement ne donnera lieu à aucune manifestation d’indignation ; en revanche, un quivoussavez, poursuivi par une voiture de police à la suite d’un délit et qui se tue dans un accident, cela provoquera une nuit d’émeutes et une belle couverture médiatique. Avec des hurlements indignés de journalistes de gauche contre la police ”raciste”, qui intervient au ”faciès”, en mettant en danger la vie des ChancespourlaFrance. Victimes innocentes…

L’hypothèse UPA : les Unités populaires d’autodéfense

S’ajoute à ces faits un autre élément qui ne touche plus les forces de l’ordre mais la société civile autochtone, en particulier les classes populaires : l’irrépressible montée des agressions, meurtres, vols, viols, exactions, menaces, intimidations, voies de fait les plus divers, toujours en provenance de la même population, ethniquement très bien repérée. Un fait objectif, ressenti, vécu, qui crève la barrière de papier de l’idéologie dominante, de ses tabous, de ses mensonges et de sa propagande.   

Compte tenu de l’augmentation de la criminalité générale et de la baisse de la réponse et de la répression pénales, l’État français et les politiciens protégés qui le dirigent doivent faire très attention. Comme au début de toutes les périodes de décadence, de troubles et de transition (voir la chute de l’Empire romain au Ve siècle), la société civile peut prendre en mains son destin contre les institutions impuissantes. Un seuil de rupture peut-être atteint. S’il est franchi, les  choses deviennent incontrôlables.

 Les citoyens ont parfaitement la latitude, selon la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, visée par la Constitution, de se substituer à l’autorité publique défaillante, au nom de la « résistance à l’oppression ». Si la justice étatique ne protège plus les citoyens, refusant d’appliquer la loi (cas innombrables), ces derniers ont le droit de se protéger eux-mêmes. Si vous êtes agressé(e), votre agresseur sera peut-être arrêté par la police, mais relâché par la justice. En cas de riposte violente de légitime défense de votre part, c’est vous que les juges vont incarcérer et punir. Bien plus que l’agresseur. Les plaintes contre l’oppression objective n’aboutissent pas, l’État ne protège plus, la justice ne punit point ; les cas semblables  encombrent les faits divers.

En terme de philosophie démocratique du droit, l’oppresseur n’est pas nécessairement l’État mais peut être un acteur non étatique que la justice d’État renonce à poursuivre. Le contrat social est alors rompu et le peuple, théoriquement le seul souverain d’après la Constitution,  est légalement autorisé à se substituer à un État qui se fait oppresseur par complicité.

Dans ces conditions, il est à prévoir – qu’on le déplore ou qu’en s’en félicite – l’organisation progressive d’Unités populaires d’autodéfense (UPA) – ou tout autre dénomination. Organisées sur des bases  locales et territoriales,  urbaines et rurales, dans un contexte prévisible de montée de l’insécurité, abominées par les pseudo-élites anti populistes (1), elles seront facilitées, fédérées, coordonnées par la souplesse d’Internet et des réseaux sociaux. De nombreux membres des forces de l’ordre dégoûtés ou en rupture se joindront à elle, voire les encadreront, de manière privée, défiant l’État et sa justice impuissante.

Les UPA, polyvalentes, interviendront dans tous les domaines, pour la protection physique ou matérielle des citoyens, remplaçant avec beaucoup plus de vigueur un État défaillant et sa justice inopérante. Le ”respect” des voyous et des délinquants (y compris des ”zadistes”) ne sera plus de mise. Devant l’importance numérique croissante des UPA, l’État aura le choix entre la répression et la négociation. Beaucoup de forces de police et de gendarmerie – ainsi qu’une partie de la corporation judiciaire effrayée – plaideront pour la négociation. Je ne possède pas le déroulé ni la fin du film, mais le début est sûr, pour le meilleur ou pour le pire : la naissance des UPA est une hypothèse très sérieuse.     

(1) Populiste, mot honni par l’idéologie pseudo-démocratique. Il faut dire et répéter que démocratie et populisme ne devraient faire qu’un. Le populisme recouvre tout programme qui rassemble l’opinion de la majorité du peuple : c’est la vraie démocratie. La ”démocratie”, au sens actuel,  est un système oligarchique qui prospère sur l’imposture.

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