Islamophobie ou islamophilie ? Assumer le premier terme

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Le groupe de provocatrices pseudo féministes, les Femen, (au fait, qui les finance ?) a, une de fois de plus, profané une église : celle de la Madeleine à Paris, en mimant devant l’autel, seins nus un avortement de la Vierge Marie avec un foie de veau. Comme pour les autres provocations de lieux catholiques, cibles faciles et sans défense, les autorités ferment les yeux. Impunité totale. (1) Que se passerait-il si elles allaient faire leurs simagrées dans une mosquée ? (Elles n’en ont, bien qu’ ”athées, évidemment pas le courage ni l’envie). Ce seraient condamnations enflammées, scandale, levées de bouclier généralisées, arrestations, procès : elles seraient coupables du péché central d’islamophobie. 

L’islam et la mosquée sont devenus pour les faux laïcs au pouvoir des objets intouchables de vénération. Un mélange de lâcheté, de peur, de calcul, de bêtise et d’obéissance à la vulgate ”antiraciste”, horizon intellectuel du conformisme (2). À ce propos, dans Le Monde, le journal officiel de l’idéologie dominante, un certain Thomas Deltombe, dans un style langue de bois/ novlangue inimitable, expliquait récemment que tout ce qui était ”islamophobe” était en réalité une abomination raciste, un racisme dissimulé. Par islamophobe (et donc raciste), il incluait même  la pauvre Caroline Fourest qui est une bobo de gauche tout ce qu’il y a de plus alignée, ”antiraciste”, féministe, mais soupçonnée d’être trop laïque. La moindre critique de l’islamisme est peccamineuse et la notion de ”profanation de l’islam” est introduite. Extraordinaire retournement psycho-idéologique qui réjouit les programmateurs de l’islamisation de la France.  

Pour lui,  tout ce qui, de près ou de loin, s’oppose à l’islam est raciste et fasciste. Un tel délire serait inintéressant s’il n’était pas relayé par les médias hégémoniques. Le retournement sémantique opéré par Deltombe (conforme à la technique léniniste classique de désinformation) prétendant que nous sommes dans une société islamophobe alors même qu’elle est islamophile, fait partie de cet ahurissement intellectuel  qui est la marque de fabrique d’une pensée totalitaire ou, plus exactement, pré-totalitaire. M. Deltombe et Le Monde sont les héritiers indirects de ces régimes qui détournaient le sens des réalités. La même mentalité, le même mécanisme de dérapage mental pathologique est à l’œuvre.  (3)

Il faut pointer aussi l’insupportable contradiction de ces milieux de gauche qui, au nom de l’antiracisme (et d’autres motivations moins avouables) défendent l’islam et l’islamisation alors que ces derniers portent des valeurs et des principes complètement opposés aux fondements de leur chère République. Les soi-disant progressistes prennent la défense d’une idéologie machiste, obscurantiste, ”homophobe”, etc.  Mais n’oublions pas qu’au delà de cette contradiction, il existe une trouble attirance pour l’islam de la part des milieux frottés à une certaine vision du monde de gauche et d’ extrême gauche ; le caractère sectaire de l’islam les fascine et les attire (héritage du sectarisme totalitaire  robespierriste et marxiste-léniniste) ; il les fascine autant que le caractère extra-européen et allogène de l’islam, puisque, ethnomasochistes et xénophiles, ils sont en guerre contre toute forme d’identité européenne, selon le logiciel trotskiste de la bourgeoisie gauchiste aux manettes de l’idéologie dominante.

 Concernant maintenant  l’islamisation de la France et de l’Europe  liée à l’immigration incontrôlée, et la nature de l’islam, je me permets de citer le prêtre égyptien Henri Boulad qui résume parfaitement la réalité ce que j’ai décrite dans plusieurs de mes livres : « une discrimination et une intolérance visibles existent [en Égypte et vis-à-vis des chrétiens d’Orient]. L’islam est totalitaire dans son essence.[…] Il faut le dire : la charia est en contradiction avec toute forme de démocratie ». Contestant la différence entre islamisme et islam : « l’islamisme, c’est l’islam à découvert. Par nature, depuis ses origines, l’islam est radical et politique. Il est conquérant et veut dominer l’Europe par un triple jeu : la natalité, l’immigration, la conversion. Il le dit et on ne veut pas le croire. On veut même le dédouaner de ses déclarations » (4)

Pour lui, l’islamophobie est l’arme des islamistes pour culpabiliser des Européens ahuris « en manipulant notre laïcité ». Déplorant un projet de loi de l’Union européenne visant à punir tout propos antimusulman et signalant qu’une mosquée attaquée en France (il y en a très peu et ce sont en général des ”tags”) suscite dix fois plus d’indignation que les dizaines d’Églises brûlées au Proche-Orient, sans parler des meurtres et des attentats, le prêtre conclut : « je crois voir venir en Europe une guerre de religion, du fait de la lâcheté et de la corruption de vos élites politiques. […] Si l’Europe cède à ce piège, c’est fini. Quand on perd sa liberté d’expression, il ne reste qu’à descendre par millions dans les rues. » 

Cette hypothèse n’est malheureusement pas à exclure. Les belles âmes antiracistes, mélange détonnant de sectarisme et d’angélisme, qui ouvrent sans compter nos portes à l’immigration et à l’islam, préparent des lendemains exactement contraires à leurs prévisions : l’importation du chaos du Proche-Orient. Un virus a sous tous les climats les mêmes effets. D’autant plus que les intéressés ont une revanche à prendre, une vengeance à accomplir.

Quand aux manipulés, idiots utiles, qui croient en la victoire d’un ”islam laïc” ou ”islam des Lumières”, ils sont en plein oxymore. Ils rêvent. Mais après le rêve, il y a toujours le réveil. Je répète ce que j’ai toujours pressenti : le combat contre l’immigration invasive de peuplement sous la bannière de l’islam sera, dans la première moitié du XXIe siècle, un défi majeur pour la civilisation européenne. Retour métamorphosé du passé et archéofuturisme. Face à l’implacable tribunal de l’Histoire et à la puissance massive des faits, les sermons des journalistes de cour, le babil des intellectuels installés et ignares, les sentences des juges ne pèseront pas plus que les ailes des papillons. L’islamophobie ne doit pas se référer d’abord au christianisme mais au paganisme sous sa forme la plus élaborée : la sagesse philosophique et le bon sens aristotéliciens. Source même de l’identité européenne.    

(1) Les profanations d’églises, avec destructions et vols, se multiplient en France, dans une certaine indifférence et sans scandale public. Alors que le moindre ”tag” sur les murs d’une mosquée enflamme les médias.

(2) Bien que l’islam ne soit nullement une ”race”, le fait de corréler islamophobie et racisme en dit long sur les fantasmagories des intéressés.

(3) L’islamophilie de l’idéologie dominante présente l’islamophobie comme un problème central et dominant. C’est une logique typiquement totalitaire de retournement sémantique : le stalinisme et le maoïsme présentaient la menace des ”ennemis de classe” comme essentielle pour justifier leur oppression. Pourtant, aujourd’hui, dans les programmes de l’Éducation nationale, dans les émissions des grands médias et chez maints éditeurs, l’islamophilie est une sorte de doctrine officielle, au mépris de la vérité historique.

(4)  in Valeurs actuelles, 2-8 /01/ 2014.

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