La GNF –grève nationale fiscale – solution révolutionnaire ?

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Imaginons que, en plus de manifester dans les rues avec des bonnets rouges, ce qui n’est qu’un début, les Bretons et, après eux, ceux des autres provinces de France, ceux que déteste l’oligarchie étatique et médiatique, entament une grève fiscale. À distinguer de la fraude par évasion fiscale ou dissimulation fiscale. Car c’est avec leur argent, avec le fruit de leur travail que vit le système ; qu’il entretient une fonction publique pléthorique, un État-mammouth qui ne remplit même plus ses fonctions régaliennes de sécurité, de service public, de justice ; qu’il finance l’assistanat, notamment des faux réfugiés et des ”sans papiers” bien mieux traités que les Invisibles de souche ; qu’il abonde les retraites privilégiées du secteur protégé au détriment du secteur privé (1).   

La grève fiscale, tout comme la ”Manif pour tous”, ne pourra pas provenir du parti de l’opposition institutionnelle, l’UMP, totalement sclérosé, paralysé, divisé à la fois par les ambitions personnelles antagonistes et l’absence d’idées programmatiques claires. La GFN ne pourra provenir que des forces vives de la société civile (la vraie, pas celle organisée par l’État au travers d’associations bidons) et des syndicats ou associations non-officiels,  non subventionnés.

Imaginons que des milliers de PME, salariés et dirigeants confondus, de professions libérales, d’artisans, de commerçants, d’agriculteurs, etc. (je ne parle pas des salariés des grands groupes ou des salariés protégés et privilégiés des secteurs publics et para-publics) se liguent et refusent le paiement d’impôts et de taxes confiscatoires. Assedic, IR, IS, etc. Sans parler des régimes de cotisation et de retraites et d’assurance maladie des professions non protégées Il ne s’agirait pas de frauder, mais de mettre les sommes de côté et de refuser de payer en exigeant de négocier.  La révolte fiscale. Si une personne refuse de, payer, elle  est saisie. Mais si des centaines de milliers de citoyens, bien coordonnés, refusaient le racket fiscal et le racket social, l’État et les institutions concernées  reculeraient. 

Techniquement,  au dessus d’une certaine masse critique  de refus de paiement, les fonctionnaires du fisc et de recouvrement des taxes seraient débordés et ne pourraient plus procéder aux recouvrements forcés

La notion de ”consentement à l’impôt” (Révolution française) n’est plus du tout respectée par les pseudo-républicains qui nous gouvernent puisque les taxations, comme sous l’Ancien Régime, sont imposées contre l’avis du peuple. La rébellion fiscale ne doit pas être un mouvement de révolte illégal mais au contraire une révolte constitutionnelle. La GFN –Grève fiscale nationale– suppose une coordination nationale de résistance et d’action dans la société civile contre un État qui abuse de ses pouvoirs, de ses privilèges,  sans répondre à ses obligations de service public. Et sans répondre non plus au principe d’égalité entre les forces vives exploitées (voir le scandale des retraites) et les catégories protégées, privilégiées,  parasitaires et assistées. (2)

Évidemment, les comités GFN devront proposer une nouvelle politique fiscale. Loin de la poudre aux yeux du gouvernement Ayrault. Si des milliers de PME et de TPE, des centaines de milliers de salariés du secteur productif privé (seuls à financer la Nation), d’artisans, de commerçants, de professions libérales se lançaient, d’une manière coordonnée dans une révolte fiscale contre l’État et contre les organismes de recouvrement, ces derniers seraient acculés à la négociation puisqu’ils n’auraient pas les moyens d’assumer une répression massive. La société est toujours plus forte que l’État parce qu’elle est le peuple et que l’État n’est que le reflet du peuple…

 Il faut créer la tension pour faire évoluer les choses. Si vous êtes seul à ne plus payer, ils vous saisiront. Si vous vous regroupez et si vous vous révoltez, si vous êtes des millions, ils auront peur et  cèderont.

 (1) Cf. La Nouvelle Lutte des Classes, Éd. du Lore. 

(2) Il y a des petits entrepreneurs et des professions libérales qui cotisent plusieurs milliers d’euros par an pour leur retraite – beaucoup plus que les fonctionnaires – et qui ne toucheront par mois qu’une misère. S’ils avaient épargné ces sommes en mode de capitalisation individuelle, ils percevraient une retraite décente. Mais le système mensonger de ”répartition”, sous prétexte de justice égalitaire, opère des ponctions sur la réserve de ces caisses qui servent à abonder d’autres régimes ”protégés” ou des budgets sociaux. Vol, spoliation, exploitation.

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