Le Front National peut-il arriver au pouvoir ?

Aux élections européennes du 25 mai, devenant le premier parti de France, avec près de 25% des voix, devançant une UMP sonnée (20,80%) et un PS au pouvoir en état de malade en perfusion (13,98%), le FN obtient un tiers des élus français au Parlement de Strasbourg (24 sur 74) et sa performance marque un bouleversement de la vie politique française qui aurait paru incroyable il y a seulement deux ans : la fin du bipartisme PS/UMP et l’installation tonitruante du challenger FN en pole position dans un paysage politique dévasté. Ce « 21 avril puissance 2 », selon le socialiste J-M. Germain, ce « séisme », selon l’expression d’un Manuel Valls sonné, qui ressemble à une situation prérévolutionnaire, dont l’Europe et le monde entier se font l’écho, pourront-t-il déboucher sur une arrivée au pouvoir du FN, avec Marine Le Pen élue présidente de la République et une Assemblée à majorité ”bleu marine” ? 

Quatre points abordés : 1) Pourquoi 25% ? 2) Les atouts du FN. 3) Les conditions d’une victoire en 2017. 4) La ligne politique optimale.

1)  Pourquoi 25 % ?

 La première chose à remarquer, c’est que le vote FN est de moins en moins ”protestataire” (c’est-à-dire antipolitique) et de plus en plus d’adhésion à son programme, donc politique. D’autre part, 30% des électeurs du FN à cette élection ont entre 18 et 35 ans et 43% sont des ”ouvriers”, trois fois plus qu’au PS. L’UMP a, quant à elle, un électorat âgé et très peu populaire, en dépit de son nom. Quant au PS et à ses alliés, ils représentent, selon les vœux de Terra Nova, les bobos des grandes villes et l’électorat allogène. Le FN possède donc l’électorat populaire de souche représentatif allant jusqu’aux classes moyennes. (1)

Les causes de la victoire du FN sont attribuées par les journalistes et les commentateurs au chômage de masse en hausse, au catastrophique échec de la gauche et d’un président incompétent, au rejet de partis politiques lamentables, de l’extrême-gauche à l’UMP, etc., à la mondialisation et à une Union européenne défaillante, au mépris affiché par les élites et la classe politique pour les ”invisibles”, Français de souche des classes modestes, etc. Certes. Mais c’est oublier…l’immigration ! Le FN apparaît, aux yeux de cette France des Invisibles comme le seul bouclier. Seul son programme s’oppose véritablement et sérieusement à ce processus invasif, comme l’unique protection possible contre ce qui est ressenti massivement comme un fléau, dans tous les domaines de l’existence. D’ailleurs, au Danemark, pays qui ne connaît ni le chômage ni la paupérisation à la française, mais qui en revanche commence à subir sérieusement les inconvénients croissants de l’immigration et de l’islamisation, le Parti populaire a obtenu 27% des suffrages. (2) Le rejet de l’Union européenne actuelle par les électorats populaires ne tient pas à l’euro (3) mais aux accords de Schengen, à la porosité des frontières communes et à tous les dispositifs communautaires qui interdisent (idéologie ”droit-de-l’hommiste”) l’arrêt des flux des réfugiés et l’expulsion des clandestins et qui entravent les politiques efficaces, policières et judiciaires, contre la criminalité.

L’explosion du votre FN tient aussi à l’exaspération de l’électorat populaire contre le laxisme judiciaire, la culture de l’excuse et la délinquance des étrangers, contre les régularisations et naturalisations, les clandestins non expulsés (+ 26% de clandestins en 2013), contre l’affaissement des valeurs familiales.    

 De plus, le FN est le seul parti qui se réclame du patriotisme (comme jadis le vrai gaullisme), là où tous les autres ne se réfèrent qu’à des concepts creux et abstraits (ouverture, tolérance, diversité, etc.) qui se résument en fait à la préférence étrangère. L’électorat populaire, qui est au contact des réalités, est très sensible à ce monopole du discours patriote détenu par le FN. Et par ailleurs, l’entreprise de diabolisation (en fait de réduction au néo-fascisme) entreprise par toute l’oligarchie politico-médiatique contre le FN pour qu’il fasse peur aux Français a été  enrayée par Marine Le Pen, qui a convaincu l’électorat populaire, empreint de bon sens. Elle a réussi la ”dédiabiolisation” du FN, brisant en cela la propagande acharnée du système médiatique, ce qui prouve que ce dernier vit un grave déclin de son crédit. De même s’effondre l’habile marginalisation sémantique orwelienne : le FN ne serait pas un parti ”républicain”. Personne ne croit plus, dans l’électorat populaire et même au delà, à la légitimité de l’exclusion (néo-totalitaire) du FN de l’arc constitutionnel  ”républicain” et ”démocratique”. Le présenter comme ”anti démocratique”, de la part d’une oligarchie qui piétine tous les jours la démocratie, en la manipulant, c’est-à-dire qui se moque de l’avis et de l’opinion de la majorité des citoyens, aura été massivement contre-productif. Comme l’a admis Pierre-André Taguieff, la diabolisation du FN par ses ennemis l’a légitimé.  

2) Les atouts du FN

 Un des atouts du FN est tout d’abord le naufrage de l’UMP, parti–balai qui avait été créé en 2002, en rassemblant centristes et droitistes gaullistes et pseudo-gaullistes, précisément pour faire barrage au FN après le choc du 21 avril. Or l’UMP, en proie à la guérilla des chefs et des sous-chefs, n’a pas de ligne idéologique et politique lisible. Elle n’a pas non plus de leader. Elle a été incapable de s’imposer comme une force d’opposition crédible, pourtant face à un pouvoir socialiste KO debout.  Nicolas Sarkozy, qui veut revenir à l’Élysée, a encore été affaibli par l’affaire Bygmalion. (4)  Pour une partie de l’électorat droitiste, l’UMP apparaît comme une camarilla de politiciens cyniques, sans idées claires, et à l’honnêteté  douteuse. Des ralliements au FN de votants, de militants, de cadres, voire d’élus droitistes UMP est possible, sinon probable. De plus, l’hypothèse d’un éclatement de l’UMP entre centristes et droitistes fait partie d’un scénario très crédible.

 De même, le PS peut lui aussi éclater entre les sociaux-démocrates et les gauchistes, qui soutiennent de moins en moins le gouvernement et l’Élysée, un pouvoir qui ne sait plus où il habite. Face à une droite d’opposition et à une gauche de gouvernement désarticulées, scindées, sans leaders donc affaiblies, le FN peut apparaître comme un bloc uni derrière sa présidente charismatique, sans divergences internes. C’est un atout électoral majeur. Néanmoins, d’ici la présidentielle et les législatives de 2017, beaucoup d’eau peut passer sous les ponts.  Le FN ne doit pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ni jouer Perrette et le Pot au lait.  La configuration politique peut se bouleverser.

Un autre atout du FN est l’amplification des causes produisant les mêmes effets.  Le déversoir de l’immigration incontrôlée (300.000 entrées par an au bas mot) va évidemment continuer d’ici 2017, avec l’aggravation des phénomènes liés : islamisation, perte de l’identité française, progression de l’insécurité et de la criminalité – cette dernière devant atteindre de nouveaux records avec le laxisme pénal des lois Taubira en préparation –,  alourdissement de la facture de l’assistanat et du parasitisme, etc. C’est un boulevard pour le FN,  qui, de ce fait, d’ici 2017, devrait encore voir croître son électorat pour atteindre les 30%. D’où l’importance, dans la communication du FN, d’insister sur ces chapitres et de maintenir la pression. D’autre part, il y a fort à parier que le pouvoir ne parviendra pas à rétablir la situation économique et à inverser la courbe du chômage : encore un additif au cocktail qui fera monter le soufflet FN. 

Un autre phénomène peut se produire, que connaissent bien les sociologues : le basculement mental. Pour des raisons psychologiques complexes, mêlant le calcul personnel et la prise de conscience,  une partie des élites politiques, médiatiques etc. peut rallier le FN et se raccrocher à sa dynamique. Surtout si la situation s’aggrave, ce qui arrivera de toutes façons.  

3) Les conditions d’une victoire en 2017

En politologie électorale, on distingue l’ ”électorat primaire” (celui qui vote pour un parti au premier tour, sa base de voix) de l’”électorat secondaire”, celui qui se rallie au second tour. Or, dans le système français présidentiel et législatif, celui du scrutin majoritaire à deux tours, il est indispensable pour une force politique de s’insérer dans un système d’alliance. Ce n’est pas le cas du FN et c’est son handicap majeur. Dans la configuration actuelle, si Marine Le Pen arrive en tête au premier tour de la présidentielle, elle sera battue au second tour car elle n’a pas d’électorat secondaire, pas d’alliances. Ce fut le cas du Parti communiste après la guerre, qui était le premier parti de France avec 28% des voix, mais qui, faute d’alliés électoraux, n’a jamais pu accéder au gouvernement. Cela dit, beaucoup de choses peuvent se passer : 2017, c’est encore loin. Nous en reparlerons plus bas.

L’exigence de Marine Le Pen de voir établir un système proportionnel pour les législatives (comme Mitterrand l’avait fait, uniquement pour affaiblir la droite et faire monter, à l’époque, un FN qui n’était pas encore dangereux) n’a aucune chance d’aboutir. Pour être élue à la présidentielle de 2017 et, dans la foulée, obtenir une majorité à l’Assemblée, Marine Le Pen doit impérativement passer des alliances et ce, sans rien céder sur son programme. Sa chance serait que l’UMP éclate. Pour rompre la solitude électorale du FN – qui peut difficilement franchir seul la barre des 50% à la présidentielle ou aux législatives – il faudrait une alliance avec d’autres formations. Or, d’ici 2017, voire avant, il y a de bonnes chances que l’UMP éclate entre droitistes et centristes, puisque ce parti a été construit sur l’utopie (purement politicienne) d’un rassemblement de ces deux courants.   

Si le FN maintient la ”stratégie de l’huître” (refus de toute alliance) et si aucune formation, sauf cas locaux et individuels, ne veut s’entendre avec lui, il lui sera difficile d’atteindre la barre fatidique des 50%, notamment au second tour de la présidentielle. Il y a encore une proportion importante d’électeurs qui obéissent plus ou moins aux consignes de vote des partis et qui n’individualisent pas leur vote. Mais il est vrai que cette proportion baissera en cas d’aggravation de la situation, ce qui semble inévitable.

Un scénario est envisageable : 1) Une fraction de l’UMP fait une sécession droitiste et, avec ou sans alliance avec le FN, décalque plus ou moins les thèses de ce dernier ; mais l’original étant préférable à la copie, Marine Le Pen accède à l’Élysée au second tour. 2) Aux législatives qui suivront, même sans scrutin proportionnel, par effet d’entraînement, le FN obtient non pas la majorité mais le groupe le plus important. 3) Le FN réussit alors à se constituer une majorité législative par ralliement de fait des sécessionnistes droitistes de l’UMP. Étant donné l’esprit intéressé du personnel politique, les grands serments de refus de toute alliance seront vite jetés aux orties, et le ”cordon sanitaire” éclatera.

Le gros problème du FN,  c’est évidemment le manque de cadres ou de candidats de haut niveau, de professionnels. Mais là encore,  le phénomène de ralliement à une dynamique se produira, et d’ailleurs il a déjà commencé. Il ne faut pas oublier que la psychologie politicienne intègre pour moitié des facteurs idéologiques et des motivations d’ambition personnelle. Les lieutenants et les capitaines sont toujours faciles à recruter par une force qui monte.

4) La ligne politique optimale

Par stratégie électorale, le FN rompant avec son passé, s’est lancé dans un discours antilibéral, que certains commentateurs ont traité de démagogique. Un discours contre l’ ”austérité ” qui reprend certaines analyses complètement usées de l’extrême gauche et qui dénote une vision erronée de l’économie. Mais ce discours économique ”gauchisé” du FN n’est pratiquement pour rien dans son succès électoral, car ce n’est pas pour cela que les électeurs ayant déserté Mélenchon et l’extrême gauche ont voté pour lui.

Lorsque Marine Le Pen villipende « l’ ultralibéralisme », qui ruinerait le pays, elle commet deux erreurs. Tout d’abord, avec une dette publique de 95% du PIB (1.950 milliards, sans parler des dettes de tous les régimes sociaux), avec 46% de la richesse nationale absorbés en impôts et cotisations sociales et 10% des contribuables qui payent 70% de l’impôt sur le revenu quant plus de la moitié en sont exemptés, avec le marché du travail  le plus rigide du monde, le Code du travail le plus contraignant, le nombre de fonctionnaires le plus élevé et l’économie la plus administrée de l’OCDE, la France est bel et bien un pays socialiste, perdu au sein d’un monde libre-échangiste. Deuxièmement, la régression et la paupérisation de la France ne résultent pas de l’”ultralibéralisme” de l’UE mais de ce socialisme archaïque et de l’absence totale de réformes, maux strictement français.  L’électorat des classes moyennes et populaires comprend de mieux en mieux cette équation. L’électorat populaire, contrairement à ce que peuvent croire certains stratèges du FN, est de moins en moins  sensible au discours seriné sur l’État Providence, le ”modèle social français” dont chacun mesure l’échec. De plus, le FN étant destiné à mordre toujours plus sur les forces vives des classes moyennes, assommées par la politique actuelle, un discours social-étatiste serait improductif.     

Le FN aurait aussi tout intérêt  à insister non seulement sur ses fondamentaux (anti-immigrationnisme, anti–islamisation, indépendance nationale, identité nationale, etc.) mais aussi sur le redressement d’une Éducation nationale naufragée, sur le rétablissement de la politique pénale et de l’ordre public, etc., bref sur tous ces sujets qui impactent la vie des Français. 

 Autre point important : pour des raisons politiques, historiques et culturelles, le noyau historique du FN a toujours refusé de revendiquer l’héritage de De Gaulle. C’est le syndrome de l’extrême droite, avec les souvenirs de l’Algérie française. Les faux gaullistes imposteurs de l’UMP ne sont plus crédibles. Ils ont laissé en friche l’idéologie du gaullisme que le FN devrait se réapproprier : Europe des Nations, grandeur et identité nationales, indépendance, Défense nationale puissante, politique nucléaire, etc. Le FN devrait aussi greffer sur la référence gaullienne, afin de les légitimer (et c’est très facile), ses positions anti-immigrationnistes. En matière de communication, et surtout en temps de crise, la captation des concepts gaulliens serait psychologiquement mobilisatrice.

Le FN doit aussi profiter de l’implosion idéologique et politique de la droite, du centre, de la gauche et de l‘extrême-gauche, dont les programmes sont illisibles, incompris, inexistants ou passéistes, pour médiatiser un programme de gouvernement et d’action clair et abordant tous les sujets. De ce point de vue, le FN ne parvient pas à cet objectif, en dépit du boulevard qui lui est offert. Cela s’explique par un déficit dans la publicité politique. Marine Le Pen devrait signer un livre, édité en papier et Internet, et présentant son programme. Ventes et effet médiatique important. 

 Mais des chausse-trappes attendent le FN. Après les municipales, le FN a conquis de nombreuses communes. On va l’attendre au coin du bois. Le système politico-médiatique va s’efforcer de débusquer la moindre erreur, le moindre échec et de créer des ”affaires” à jeter dans les pattes. Le FN a donc intérêt à mener une gestion efficace et impeccable des communes où il a été élu. Elles seront sa vitrine. La preuve qu’il est un parti de gouvernement qui sert les intérêts du peuple. Être exemplaire. Enfin, le FN devra se garder de ”centriser” son discours, c’est-à-dire de l’affadir. Si Giscard avait raison de dire que la France se gouverne au centre, ce n’est plus vrai en cas de situation grave. 

Qu’il le veuille ou non, le FN s’est positionné dans la situation d’un parti révolutionnaire, c’est-à-dire qu’il promet de retourner les choses de fond en comble, ce qui n’a rien à voir avec l’extrémisme. Il faut être à la hauteur de ses promesses.   

 Donc, la réponse à la question posée dans le titre de cet article ”le FN peut-il arriver au pouvoir ?” est oui à condition de faire un parcours sans fautes. Mais attention : parvenir au pouvoir est plus facile que de l’exercer et de le conserver. D’autre part, le FN doit songer aux 57% qui se sont abstenus aux élections européennes.  L’abstention sera nettement moins forte aux élections nationales, et ce qui compte, au final, c’est le nombre absolu de voix. Une chance historique ne se représente pas deux fois. « Tenez bon, on arrive » était un slogan du FN voici de nombreuses années. Il est, plus que jamais, d’actualité.  Encore faut-il arriver.

NOTES

(1) Fait emblématique : le 29 mai, des manifestations anti-FN ont eu lieu dans plusieurs villes, regroupant en tout moins de 10.000 personnes. Le thème était : les jeunes contre le FN. En réaction furieuse contre la jeunesse des électeurs (populaires) du FN. Un des slogans était : ” nous sommes tous des enfants d’immigrés”. France 2 a donné la parole à plusieurs manifestants, ulcérés par le ”fascisme” et expliquant que la France devrait s’ouvrir et que la ”diversité” et l’immigration massive étaient une chance incomparable. Les manifestants étaient pratiquement tous de jeunes bourgeois étudiants, fils de bobos urbains préservés qui ignorent tout de l’immigration.        

(2) La carte électorale montre une adéquation entre la proportion du vote FN et la proportion de l’immigration et du taux de criminalité. Depuis plusieurs années, les deux courbes sont parallèles. D’autre part, la Suisse (seule vraie démocratie populaire en Europe), qui n’est pas membre de l’UE, a, par référendum, limité l’immigration.

(3) Le rejet de l’euro par le FN n’est pas partagé par nombre de ses électeurs. Ce thème de son programme apparaît donc très secondaire dans son marketing politique.

(4) Si l’affaire Bygmalion avait éclaté quelques jours avant les européennes, le FN aurait pu faire 1 à 2 points de plus, ont estimé certains spécialistes électoraux. 

  • Samuel

    Bien vu, une fois de plus !
    Toutefois je ne suis pas certain que le discours socialisant du FN soit totalement étranger à son récent succès électoral.

  • de FRAN

    Vous dites que 2017 est encore loin ; oui mais à condition que 2017 se passe bien en 2017 …Nous sommes face à une situation unique concernant la confiance populaire envers un chef d’état dans l’histoire de la 5°république .Celle -ci est devenue quasiment nulle , par exemple seulement 3% des français souhaitent qu’il se représente aux prochaines échéances présidentielles . Son discours est inaudible en France et en Europe , il est devenu ce fétu de paille que n’importe quelle brise peut emporter . Il ne tiendra pas jusqu’à cette date . Le temps politique peut s’accélérer . Ce qui aura comme avantage de nous débarrasser de cet incompétent mais hélas étant donné les insuffisances bien notées par vos soins ce qui aura comme inconvénient de ne pas permettre au Front d’être assez prêt .

  • Florent

    Un commentaire sur les élections que j’attendais depuis les résultats et qui ne me déçoit pas, comme toujours, dans sa faculté d’embrasser et de synthétiser l’ensemble des variables et de se projeter dans le futur et le passé, voire l’archaïque (Giscard). Je suis d’accord sur de nombreux points, et parmi lesquels : l’estime que vous portez aux classes populaires lorsque vous analysez qu’elles sont tout à fait enclines à se défaire de discours socio-étatistes, la revue des dangers qui guettent le FN et l’obligation pour ce parti de rapidement « faire ses preuves » en confirmant par la pratique les paroles des discours, et pour les nouveaux maires, en ayant une politique optimale. Un point de désaccord cependant : le gaullisme. Je ne conteste pas tout l’intérêt que le FN pourrait légitimement tirer d’une revendication plus affirmée de l’héritage gaulliste (revendication qui a déjà été effectuée il y a quelques années avec des affiches comportant le portrait et une citation du général), mais je dis que cela n’est pas conforme à l’extrême droiture. Le gaullisme est d’une orgueilleuse fadeur exécrable, c’est l’universel mépris du trio de Yalta et du laquais Keitel, c’est le coq gaulois qui chante sur son tas de fumiers et de cheveux rasés à la libération, c’est le mensonge, c’est l’abandon des pieds noirs et des Harkis. C’est d’avantage le néant que la grandeur.

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